21 mai 2015
La vache à lait
Par: Pierre Bornais
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Depuis quelques mois, Hydro Québec a fait la manchette à plusieurs reprises, mais les consommateurs n’ont pratiquement jamais trouvé l’occasion de s’en réjouir.

Bien au contraire car généralement, quand il est question d’accroître les revenus de l’entreprise d’état, c’est sur leurs épaules que ceux-ci reposeront une large partie.

C’est ainsi que, après un hiver rigoureux qui a fait grimper la facture de chauffage (lequel représente environ 70 pour cent des dépenses), la Régie de l’énergie en a rajouté une couche (augmentation du tarif).

Pour compléter le tout, voilà qu’on apprenait récemment que depuis 2008, Hydro Québec a encaissé plus de un milliard de dollars en trop-perçus. Mais par le biais du projet de loi 28, ces sommes ne seront pas transférées aux consommateurs sous forme de réduction de la facture d’électricité.

Le gouvernement Couillard a décidé de s’approprier la totalité du montant jugé « indispensable » à l’atteinte du fameux déficit zéro.

Parallèlement, près de 300 000 consommateurs québécois ont été dans l’obligation de prendre entente avec Hydro Québec pour payer l’électricité consommée depuis un an. Le tout, au taux « préférentiel » de 11 pour cent!

Jusqu’où iront les tenants de la théorie rigide du consommateur-payeur d’un bien devenu essentiel au Québec, et ce, pour bien des raisons? Où se situe le juste prix avant qu’un plus grand nombre de Québécois ne soient affectés directement dans leur quotidien par un prix du marché contrôlé par un monopole?

Qui peut espérer une solution d’un gouvernement qui a fait d’Hydro Québec sa « vache à lait » en exigeant plus de revenus pour supporter le fiasco des éoliennes?

Tous les signes sont là pour celui qui est attentif à ce qui se passe dans l’environnement collectif, la pauvreté progresse à grands pas et dans tous les secteurs.

Réveillons-nous!

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