19 novembre 2015
Évaluation en hausse de 62 % à Saint-Hyacinthe
La valeur des terres explose à travers la MRC
Par: Benoit Lapierre
La valeur des immeubles agricoles grimpera en flèche à Saint-Barnabé-Sud (53,5 %), Sainte-­Marie-Madeleine (50,6 %), Saint-Pie (48,4 %), Sainte-Madeleine (47,3 %), Saint-Bernard-de-Michaudville (44,1 %), Saint-Simon (38,4 %), Saint-Jude (38,3 %) et Saint-Hugues (37,4 %). Photo François Larivière | Le Courrier ©

La valeur des immeubles agricoles grimpera en flèche à Saint-Barnabé-Sud (53,5 %), Sainte-­Marie-Madeleine (50,6 %), Saint-Pie (48,4 %), Sainte-Madeleine (47,3 %), Saint-Bernard-de-Michaudville (44,1 %), Saint-Simon (38,4 %), Saint-Jude (38,3 %) et Saint-Hugues (37,4 %). Photo François Larivière | Le Courrier ©

Le secteur agricole vole la vedette à tous les autres dans le nouveau rôle triennal d’évaluation de la Ville de Saint-Hyacinthe en raison de la croissance époustouflante de la valeur des immeubles de cette catégorie.

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Lorsque le rôle d’évaluation 2016-2017-2018 entrera en vigueur le 1er janvier, la valeur moyenne des propriétés agricoles comprises dans les limites de la ville fera un formidable bond de 62 % comparativement à ce qu’elle était en 2015.

Cette variation est sans commune ­mesure avec la hausse d’évaluation non négligeable de 17 % qui avait frappé ces mêmes propriétés à l’arrivée du rôle triennal 2013-2014-2015.

À travers la MRC des Maskoutains, de nouveaux rôles d’évaluation entreront en vigueur dans huit autres municipalités le 1er janvier et partout, on observe à peu près le même phénomène. La valeur des immeubles agricoles grimpera en flèche à Saint-Barnabé-Sud (53,5 %), Sainte-­Marie-Madeleine (50,6 %), Saint-Pie (48,4 %), Sainte-Madeleine (47,3 %), Saint-Bernard-de-Michaudville (44,1 %), Saint-Simon (38,4 %), Saint-Jude (38,3 %) et Saint-Hugues (37,4 %).Ces évaluations reflètent ce qu’étaient les conditions du marché le 1

Ces évaluations reflètent ce qu’étaient les conditions du marché le 1er juillet 2014, soit 18 mois avant l’entrée en ­vigueur du rôle, comme le veut la loi. Il va sans dire qu’elles auront des impacts importants sur le compte de taxe foncière expédié aux agriculteurs propriétaires. Fort heureusement, ils bénéficient ­encore du programme gouvernemental de crédits de taxes foncières agricoles, ­lequel garantit le remboursement ­d’environ 75 % des taxes foncières ­municipales et scolaires appplicables sur le fonds de terre et les bâtiments, à ­l’exception de la maison.Mais durant combien de temps encore ce programme demeurera-t-il intact? Les municipalités s’inquiètent des effets d’une recommandation formulée en juin par la Commission permanente de ­révision des programmes, dont le gouvernement Couillard a confié la présidence à Lucienne Robillard.Cette commission entrouve la porte a une refonte du programme actuel, ce qui fait craindre le pire aux municipalités de la MRC des Maskoutains, le milieu ­agricole représentant 96,5 % du territoire. Le conseil de maires a d’ailleurs adopté en octobre une résolution ­dénonçant la recommandation de la Commission Robillard et exhortant le gouvernement à ne pas toucher au ­programme. Les élus de Saint-Hyacinthe en ont rajouté le 2 novembre en adoptant leur propre résolution sur la question.De toutes les régions administratives, c’est la Montérégie qui affiche la plus forte augmentation du prix des terres agricoles, indiquent les plus récentes compilations de la Financière agricole du Québec (FAQ) sur les transactions ­foncières.En Montérégie Est, le prix moyen à l’hectare (ha) des terres en culture ­transigées se situait à 27 310 $/ha en 2014, comparativement à un prix moyen pour le Québec de 15 657 $/ha, indique la SAQ dans son bulletin Transac-Terres, édition 2015. En une seule année, le prix moyen à l’hectare des terres en culture en Montérégie Est a grimpé de 31 %, lui qui se situait à 20 853 $/ha en 2013, ­toujours selon la FAQ. On est bien loin ici du prix moyen auquel se vendait en 2014 les terres en culture dans d’autres régions moins bien pourvues sur ce plan, comme le Centre-du-Québec (10 514 $/ha), la ­Capitale-Nationale (6324 $/ha) ou encore le Bas-Saint-Laurent (3583 $/ha).

Mais durant combien de temps encore ce programme demeurera-t-il intact? Les municipalités s’inquiètent des effets d’une recommandation formulée en juin par la Commission permanente de ­révision des programmes, dont le gouvernement Couillard a confié la présidence à Lucienne Robillard.

Cette commission entrouve la porte a une refonte du programme actuel, ce qui fait craindre le pire aux municipalités de la MRC des Maskoutains, le milieu ­agricole représentant 96,5 % du territoire. Le conseil de maires a d’ailleurs adopté en octobre une résolution ­dénonçant la recommandation de la Commission Robillard et exhortant le gouvernement à ne pas toucher au ­programme. Les élus de Saint-Hyacinthe en ont rajouté le 2 novembre en adoptant leur propre résolution sur la question.

De toutes les régions administratives, c’est la Montérégie qui affiche la plus forte augmentation du prix des terres agricoles, indiquent les plus récentes compilations de la Financière agricole du Québec (FAQ) sur les transactions ­foncières.

En Montérégie Est, le prix moyen à l’hectare (ha) des terres en culture ­transigées se situait à 27 310 $/ha en 2014, comparativement à un prix moyen pour le Québec de 15 657 $/ha, indique la SAQ dans son bulletin Transac-Terres, édition 2015. En une seule année, le prix moyen à l’hectare des terres en culture en Montérégie Est a grimpé de 31 %, lui qui se situait à 20 853 $/ha en 2013, ­toujours selon la FAQ. On est bien loin ici du prix moyen auquel se vendait en 2014 les terres en culture dans d’autres régions moins bien pourvues sur ce plan, comme le Centre-du-Québec (10 514 $/ha), la ­Capitale-Nationale (6324 $/ha) ou encore le Bas-Saint-Laurent (3583 $/ha).

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