18 avril 2019
Nouvelle école primaire
La Ville devient propriétaire des lieux
Par: Rémi Léonard

Le terrain qui doit accueillir la prochaine école primaire de Saint-Hyacinthe. Les fonds nécessaires sont toujours attendus de Québec. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Le terrain où doit voir le jour la future école primaire de Saint-Hyacinthe, au Domaine sur le Vert, passera aux mains de la Ville de Saint-Hyacinthe. L’entente de cession avec le promoteur du projet domiciliaire a été approuvée par le conseil municipal lors de la dernière séance publique, ce lundi.

Par ce transfert de propriété, l’entreprise Développement La Providence, dont le président est Roger Letendre, cède gratuitement à la municipalité 43 100 m2 de terrain, dont 18 580 m2 pour accueillir l’école et 24 520 m2 à des fins de parc municipal, a informé le directeur général, Louis-Bilodeau. Ce vaste espace est situé dans le prolongement de l’impasse du Caddy, entre le restaurant l’Empanaché et les résidences donnant sur le Grand rang Saint-François. Une partie du terrain comprend le champ de pratique de golf.

En attente de Québec

Avant toute chose, les fonds pour la construction de l’école primaire doivent toutefois être octroyés par le ministère de l’Éducation, une décision attendue quelque part vers la fin de l’année scolaire. Advenant une réponse positive, la Ville n’aura alors plus qu’à céder à son tour le terrain à la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe (CSSH).

Cet arrangement était déjà convenu dans une résolution du conseil municipal datant de décembre 2017, par laquelle la Ville s’est engagée à mettre ce terrain à la disposition de la CSSH. Ainsi, les chances d’obtenir l’autorisation de Québec pour une nouvelle école primaire ne se trouvent pas nécessairement améliorées, a commenté Sagette Gagnon, régisseuse aux communications à la CSSH, puisque la commission scolaire avait déjà en main depuis un bon moment une promesse de terrain. Cette nouvelle étape ne vient qu’enlever un intermédiaire. Tout se passera dorénavant entre la Ville et la commission scolaire.

En plus d’une nouvelle école primaire, la CSSH a aussi demandé du financement auprès du ministère de l’Éducation pour les projets d’agrandissements des écoles à Saint-Pie et à Saint-Simon. L’an dernier, les autorisations avaient été données uniquement pour l’agrandissement de l’école à Saint-Dominique et la construction d’une nouvelle école secondaire à Saint-Hyacinthe. Peu avant le déclenchement des élections provinciales, la députée Chantal Soucy avait alors affirmé qu’avec un gouvernement caquiste au pouvoir, Saint-Hyacinthe pourrait compter sur une annonce pour une nouvelle école primaire cette année.

Rappelons également qu’au printemps dernier, après une mobilisation de citoyens de Douville pour que la commission scolaire envisage d’établir l’école sur un terrain près du Havre des Dominicains, les commissaires avaient finalement retenu leur premier choix d’emplacement, celui au Domaine sur le Vert. Cette année, le conseil des commissaires doit par ailleurs trancher sur le cas de la future école secondaire, qui pourrait être aménagée à même les locaux du Séminaire ou bien construite à neuf sur l’avenue des Grandes-Orgues. Cette décision se fait toujours attendre.

Encore des modulaires

Entretemps, les écoles existantes à Saint-Hyacinthe continuent de tout faire pour pouvoir accueillir l’ensemble de leurs élèves, faisant appel à de multiples solutions. À titre d’exemple, des modulaires devront à nouveau être installés sur le territoire, plus précisément à l’école Bois-Joli, où quatre classes seront ainsi ajoutées pour la prochaine rentrée scolaire. La même opération avait été réalisée l’été dernier à l’école Saint-Sacrement. Cette fois, le contrat de 533 000 $ est allé à l’entreprise AMB Tresec, de Laval.

La situation à l’école Bois-Joli est toutefois quelque peu différente. Le manque à gagner en espace n’est pas nécessairement causé par une augmentation du nombre d’élèves, mais plutôt par un changement dans les ratios d’élèves par classe, a détaillé Sagette Gagnon. Lors de la dernière révision de l’indice de défavorisation du secteur, il a en effet été revu à la hausse, ce qui a comme conséquence d’imposer un ratio maximal de 20 élèves par classe. En temps normal, une classe de 3e année du primaire peut par exemple compter jusqu’à 26 élèves.

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