27 novembre 2014
Biométhanisation et CVMO
La Ville et la Régie font équipe
Par: Benoit Lapierre
Réjean Pion, directeur général de la Régie intermunicipale d’Acton et des Maskoutains, Louis Bilodeau, directeur général de la Ville de Saint-Hyacinthe, Guy Bond, président de la Régie, le conseiller Sylvain Savoie et le maire Claude Corbeil (dans l’ordre) ont participé mardi à la signature du protocole d’entente. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Réjean Pion, directeur général de la Régie intermunicipale d’Acton et des Maskoutains, Louis Bilodeau, directeur général de la Ville de Saint-Hyacinthe, Guy Bond, président de la Régie, le conseiller Sylvain Savoie et le maire Claude Corbeil (dans l’ordre) ont participé mardi à la signature du protocole d’entente. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

C’est la Ville de Saint-Hyacinthe qui se chargera dorénavant de la valorisation des résidus organiques d’origine domestique que la Régie intermunicipale d’Acton et des Maskoutains recueille à longueur d’année sur le territoire de ses 23 municipalités membres.

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À compter du 1er décembre, le contenu des bacs bruns sera transporté au nouveau Centre de valorisation des matières organiques (CVMO) du parc industriel Théo-Phénix, et non plus aux centres de compostage de Portneuf (Enviroval) et Saint-Bonaventure (Fafard).

L’accord à ce sujet a été signé mardi par les représentants de la Ville et de la Régie intermunicipale. « En 2007, la région de Saint-Hyacinthe a été la première à se lancer dans la collecte des matières organiques à des fins de compostage. C’était déjà un grand pas en avant, mais là, c’est un énorme bond (…). Vous n’avez pas fini d’entendre parler des projets qui se réalisent à Saint-Hyacinthe », a déclaré le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Corbeil, au moment de la signature du protocole d’entente.

Le président de la Régie et maire de Saint-Théodore-d’Acton, Guy Bond, a quant à lui fait l’éloge de la région pour son leadership dans le domaine environnemental. « Cette entente marque pour nous un virage important sous le signe de l’innovation », a-t-il souligné.

Le directeur général de la Régie, Réjean Pion, a indiqué que ce changement de cap allait permettre à l’organisme et ses municipalités membres d’économiser, à compter de l’an prochain, environ 100 000 $ par an en frais de transport, ce qui contribuera aussi à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Notons que pour 2015, la Régie a adopté un budget global de 8 072 675 $, en baisse de 123 375 $ par rapport au précédent.

De son côté, la Ville de Saint-Hyacinthe touchera des revenus de l’ordre de 448 500 $ pour recevoir et traiter les quelque 11 500 tonnes de matières organiques résiduelles que la Régie lui confiera annuellement. Elle récupérera ainsi ce qu’elle aura versé en quote-part à la Régie, soit 350 721 $ en 2015. Les quotes-parts des municipalités (650 000 $ au total) servent à financer les écocentres à 50 %, la collecte des matières dangereuses et les services administratifs. Le produit de la taxe sur l’enlèvement des matières résiduelles dans chacune des municipalités membres assure le financement des autres opérations de la Régie.

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