18 septembre 2014
Sécurité et salubrité
La Ville exige des démolitions
Par: Benoît Lapierre
La maison du 11815, Yamaska. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

La maison du 11815, Yamaska. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

L’édifice du 289-293, Saint-Simon. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

L’édifice du 289-293, Saint-Simon. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

La station-service incendiée du 7700, Laurier Ouest. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

La station-service incendiée du 7700, Laurier Ouest. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

La Ville de Saint-Hyacinthe a décidé de recourir aux grands moyens pour éliminer du paysage ce qu’elle estime être des nuisances intolérables.

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Trois bâtiments sont visés par les procédures que le conseil municipal, à sa séance du 2 septembre, a décidé d’enclencher en Cour supérieure pour obtenir autant d’ordonnances de démolition.

Deux de ces dossiers concernent des immeubles résidentiels. Le premier est situé au 11815, rue Yamaska et est la propriété de Bernard Beaulieu. Dans ce cas, la résolution adoptée par le conseil mentionne que, selon les experts mandatés par la Ville, « cet immeuble présente des problématiques évidentes de sécurité et d’insalubrité, notamment au niveau de la structure instable et de la présence de moisissure ».

Devant cette situation et considérant que l’immeuble a perdu plus de la moitié de sa valeur, la Ville estime que la démolition « apparaît le seul remède utile ». Elle en est venue à la même conclusion en ce qui concerne un édifice à logements situé au 289-293 avenue Saint-Simon et appartenant à Raymond Tohme. Selon la Ville, cette structure « présente des problèmes évidents de sécurité pour les personnes et les biens ».

Le troisième dossier est celui d’un immeuble commercial situé au 7700, boulevard Laurier Ouest et appartenant à une compagnie à numéro représentée par Éric Béland. Il s’agit de la station-service qui a été le théâtre d’un incendie le 13 août dernier. La Ville signale que plusieurs nuisances se sont accumulées à cet endroit et que le bâtiment se trouve dans un tel état de décrépitude que seule sa démolition peut être envisagée.

La Ville tentera donc d’obtenir des ordonnances pour obliger les propriétaires concernés à procéder à la démolition et pour être autorisée à le faire elle-même, à leurs frais, s’ils n’agissent pas.

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