7 avril 2016
L’abstraction vive de Jean-Louis Courchesne
Par: Alice De guise
Jean-Louis Courchesne, artiste peintre ­d’origine maskoutaine, a été retenu pour faire partie de la Collection 2016 de la Galerie Stewart Hall de Pointe-Claire. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Jean-Louis Courchesne, artiste peintre ­d’origine maskoutaine, a été retenu pour faire partie de la Collection 2016 de la Galerie Stewart Hall de Pointe-Claire. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Perceptions et Illusions, toile à l’acrylique de Jean-Louis Courchesne.

Perceptions et Illusions, toile à l’acrylique de Jean-Louis Courchesne.

Jean-Louis Courchesne est artiste peintre depuis plus de dix ans. Maskoutain d’origine, il a su faire sa marque, et ce, jusqu’en France. Tout récemment, sa toile Perceptions et lllusions a été retenue pour faire partie de la Collection 2016 de la prestigieuse Galerie d’art Stewart Hall de Pointe-Claire.

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Jean-Louis Courchesne présente un ­parcours qui ne le destinait pas du tout aux arts plastiques. C’est avec une ­formation en publicité que ce dernier ouvre sa propre boîte Communication Courchesne. Son expérience dans le ­domaine lui servira plus tard dans son processus artistique.

Ce n’est qu’en 2004 qu’il se lancera à temps plein dans la peinture. Le chemin fut long pour trouver sa voie et son style. En s’entourant de professionnels tels que Marcel Favreau et Seymour Segal, ses mentors, il parvient à trouver sa ­technique. Le médium choisi est l’acrylique. Cependant, avec les années, Jean-Louis Courchesne développe une technique bien particulière.

En positionnant la toile bien à plat, à niveau, il applique sa peinture par ­superposition à l’aide d’une seringue. De cette façon, il joue avec la densité et le mélange des couleurs. Préalablement, il dilue les couleurs pour atteindre la ­densité désirée, soit plus liquide ou plus épaisse. Le choix de densité sera visible sur la toile puisque l’opacité des couleurs variera en fonction de celles-ci.

Après avoir appliqué les couleurs à la seringue, il se permet parfois de faire bouger la toile pour diffuser la peinture à l’endroit désiré sur la toile. Par contre, ce n’est jamais tout à fait lui qui décide où la peinture se rendra. La toile se définit donc par elle-même.

« Je n’ai pas de contrôle sur la finalité de l’oeuvre. Les seules choses que je contrôle réellement sont les choix de couleurs ­ainsi que leurs densités. Parfois, je laisse même déborder la peinture du tableau. Je n’utilise jamais de pinceau. Je prends ­généralement entre trois et quatre jours pour peindre. Puis, le temps de séchage est d’environ une semaine », explique-t-il.

Le choix des couleurs utilisées dans ses toiles est spécifique et fait entièrement partie du processus créatif. Celles-ci sont issues de couleurs retrouvées à l’état pur dans la nature. Elles sont donc d’une grande vivacité. Ses oeuvres s’inscrivent et s’inspirent des courants du naturaliste abstrait, de l’expressionnisme abstrait ainsi que de l’automatisme.

« Mes oeuvres sont toutes abstraites, tout comme le sont les courants auxquels je me réfère dans ma démarche. Je suis plutôt puriste au niveau des couleurs ­utilisées. Par contre, je ne souhaite pas me camper dans un style ou un courant en particulier. Je ne ressens pas le besoin que les gens reconnaissent ma touche. Tout comme lorsque j’étais publiciste, j’ai toujours une recherche dans ma ­démarche. J’aime essayer de nouvelles choses. Chaque série de toiles est ­différente et explore de nouvelles ­avenues », conclut l’artiste.

La toile Perceptions et Illusions est ­présentée à la Galerie Stewart Hall de Pointe-Claire. Sinon, il est toujours ­possible de découvrir son travail à ­l’Atelier-Galerie au 3760, rue Létourneau à Longueuil. Pour de plus amples informations, consultez le ­jeanlouiscourchesne.com

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