22 octobre 2015
Marché résidentiel de Saint-Hyacinthe
L’activité immobilière fait du surplace
Par: Le Courrier

Pas moins de 100 ventes résidentielles ont été réalisées au cours du troisième trimestre de 2015 dans la région, ­révèlent les plus récentes statistiques de la Chambre immobilière de Saint-Hyacinthe pour le marché immobilier résidentiel de l’agglomération de Saint-Hyacinthe.

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Il s’agit d’une faible augmentation de 1% par rapport au troisième trimestre de 2014. Cette hausse fait suite à une autre augmentation de 1 % de l’activité au­ ­trimestre précédent.

Par catégories de propriétés, l’unifamiliale a affiché une hausse des ventes de 23 % par rapport au troisième trimestre de 2014, avec 69 transactions. Les ventes de plex de deux à cinq logements sont quant à elles passées de 13 au ­troisième trimestre de l’an dernier à neuf au troisième trimestre de 2015.

La copropriété a aussi enregistré une baisse, le nombre de ventes étant passé de 29 à 22 au cours de la même période. En ce qui a trait au prix médian des ­unifamiliales (215 000 $), la progression n’a été que de 1 % comparativement au troisième trimestre de 2014. Il s’agit néanmoins d’une amélioration, puisque le prix médian venait d’enregistrer deux baisses consécutives lors des deux ­trimestres précédents.

Le délai de vente moyen de l’unifamiliale s’est allongé de 11 jours, pour ­atteindre 108 jours pour la période de juillet à septembre 2015. « Le principal changement dans le marché de l’agglomération de Saint-Hyacinthe se situe au niveau des inscriptions en vigueur », explique Normand Racine, président de la Chambre immobilière de Saint-­Hyacinthe et porte-parole de la ­Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ) pour cette région.

« Le nombre de propriétés à vendre a ­diminué (-4 %) pour un troisième ­trimestre consécutif, ce qui semble confirmer l’inversion de la tendance haussière que nous connaissions depuis la mi-2013 », ajoute M. Racine.

Ailleurs au Québec

La Fédération des chambres immobilières du Québec vient de publier les plus récentes statistiques du marché ­immobilier résidentiel de la province de Québec établies d’après la base de ­données provinciale des courtiers ­immobiliers. Ainsi, 15 991 ventes ont été réalisées au cours du troisième trimestre de 2015, ce qui représente une hausse de 2 % par rapport au même trimestre l’an dernier et une cinquième augmentation consécutive.

La demande pour les plex de deux à cinq logements est demeurée vigoureuse, alors que le nombre de transactions (1 378) a fait un bond de 7 % au troisième trimestre de 2015 à l’échelle de la ­province. Les ventes d’unifamiliales (11 399) ont quant à elles progressé de 2 %, tandis que la copropriété a connu un léger repli de 1 % des ventes (3 099), soit un premier recul à ce chapitre depuis cinq trimestres.

Au plan géographique, c’est la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal qui a dicté le ton, avec une ­augmentation des ventes résidentielles de 5 %. Gatineau est la seule autre RMR à avoir participé à la croissance, affichant un gain de 2 % par rapport au troisième trimestre de l’année dernière. Des baisses d’activité ont plutôt été enregistrées du côté des RMR de Québec (-2 %), de Saguenay (-6 %), de Sherbrooke (-9 %) et de Trois-Rivières (-13 %).

Parmi les plus petits centres urbains, l’agglomération de Val-d’Or s’est encore une fois démarquée avec une hausse des ventes de 38 %. Il en va de même pour ­l’agglomération de Saint-Jean-sur-Richelieu où l’activité a progressé de 35 %.

Parmi les autres augmentations dignes de mention, on note les performances des agglomérations de Saint-Lin-Laurentides (+20 %), de Saint-Sauveur (+20 %) et de Sorel-Tracy (+14 %).

En ce qui a trait aux prix, la tendance haussière s’est poursuivie, alors qu’à l’échelle de la province, les prix médians des unifamiliales (227 000 $) et des c­opropriétés (225 000 $) ont tous deux progressé de 2 % au troisième ­trimestre de 2015 comparativement à la même ­période en 2014. « Les hausses de prix continuent d’être très modérées au ­Québec », fait remarquer Paul ­Cardinal, directeur du service ­Analyse du marché de la FCIQ. « Pour l’unifamiliale, par exemple, cela fait maintenant trois ans que le rythme de croissance des prix oscille entre 0 % et 2 % », ajoute-t-il.

Finalement, l’offre de propriétés ­résidentielles n’a que légèrement ­augmenté, avec en moyenne 79 819 ­inscriptions en vigueur sur le système Centris® de juillet à septembre 2015, ce qui représente une hausse de 3 % par rapport à la même période en 2014.

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