20 avril 2017
Stationnement Centre-ville
L’agrandissement bloqué au registre
Par: Benoît Lapierre
L’agrandissement bloqué au registre

L’agrandissement bloqué au registre

C’est le 1er mai que le conseil décidera s’il ira jusqu’au référendum dans le dossier de l’agrandissement du stationnement Centre-ville. Les efforts de Logemen’mêle et de sa chargée de projet, Andrée Rochon (à gauche) y sont pour beaucoup dans le résultat du registre du 12 avril.  Photo François Larivière | Le Courrier ©

C’est le 1er mai que le conseil décidera s’il ira jusqu’au référendum dans le dossier de l’agrandissement du stationnement Centre-ville. Les efforts de Logemen’mêle et de sa chargée de projet, Andrée Rochon (à gauche) y sont pour beaucoup dans le résultat du registre du 12 avril. Photo François Larivière | Le Courrier ©

La Ville de Saint-Hyacinthe devra tenir un référendum de secteur si elle persiste à vouloir agrandir le stationnement municipal Centre-ville, derrière la pharmacie Jean-Coutu, à même l’emplacement des trois immeubles résidentiels dont elle a fait l’acquisition le long de la rue Marguerite-Bourgeoys.

Ce projet nécessite une modification de zonage qui a été bloquée par 44 citoyens du secteur le 12 avril, dans le cadre de la procédure d’enregistrement du projet de règlement dont elle fait l’objet. Comme le nombre de 41 signatures d’opposants a été dépassé au registre tenu la semaine dernière, les élus doivent maintenant décider s’ils passent à l’étape du référendum ou s’ils retirent le projet de règlement.

Ils auraient pu prendre cette décision dès lundi soir alors que la greffière, Me Hélène Beauchesne, leur a communiqué le résultat officiel du registre du 12 avril, mais ils ont préféré s’accorder un moment de réflexion, lequel devra forcément prendre fin le 1er mai, à leur prochaine séance ordinaire. En vertu de la loi, la date du scrutin référendaire doit être annoncée au plus tard durant la séance publique qui suit celle du dépôt du certificat sur la procédure d’enregistrement.

À la fin de la séance de lundi, le maire Claude Corbeil et le directeur général, Louis Bilodeau, sont allés à la rencontre des journalistes pour leur annoncer qu’ils ne donneraient pas de point de presse et qu’en ce qui concerne les projets au centre-ville, des précisions viendraient à la séance du 1er mai.

Avant qu’ils ne quittent la salle, LE COURRIER leur a demandé si le stationnement Intact, près du Centre des Arts, était bien le site convoité par le promoteur Réseau Sélection pour son projet immobilier du centre-ville. Après avoir consulté Louis Bilodeau du regard, le maire Corbeil a répondu qu’il y avait plus d’une possibilité sur la table. Au début de la séance du conseil, il avait qualifié « d’excellente nouvelle » l’annonce faite par Réseau Sélection quant à son intention de créer 260 logements pour retraités au centre-ville, à même une tour de 12 à 15 étages. « C’est un projet majeur pour notre ville et le conseil municipal s’est engagé à développer le centre-ville, en toute transparence », a-t-il dit.

Projets liés

Du côté de l’organisme communautaire Logemen’mêle, on se doute bien qu’il existe un lien direct entre la volonté de la Ville d’agrandir le stationnement Centre-ville et le projet de Réseau Sélection, qui vise un autre stationnement public selon la rumeur.

Le résultat du registre du 12 avril découle en bonne partie des efforts de la chargée de projet de Logemen’mêle, Andrée Rochon, pour empêcher la destruction de trois bâtiments et de 11 logements dans un secteur modeste du centre-ville.

« Personnellement, j’ai été soulagée, mais ça a été un effort concerté. Ce sont des personnes du quartier qui se sont déplacées pour aller signer le registre dans un dossier qui les concerne directement, et je les salue bien bas », a commenté Mme Rochon.

Le registre du 12 avril a eu lieu parce qu’au départ, un nombre suffisant de citoyensconcernés, alertés par Logemen’mêle, avaient signé à temps une demande d’approbation référendaire du règlement de zonage contesté. « Mainenant, le maire Corbeil veut nous rencontrer encore », a fait savoir la chargée de projet.

Selon ses recherches, les projets comme ceux de Réseau Sélection sont loin d’être porteurs des retombées qu’on pourrait imaginer pour les secteurs où ils sont implantés. « Selon les habitudes de consommation, les gens du troisième âge sont ceux qui dépensent le moins en vêtements, en alimentation, mais qui nécessitent le plus de soin de santé. Est-ce que ce projet serait économiquement bon pour le centre-ville? Moi, d’après ce que j’ai lu, je pense le contraire. » 

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