15 octobre 2015
L’aïeule des cloches maskoutaines volée
Par: Maxime Prévost Durand
L’aïeule des cloches maskoutaines volée

L’aïeule des cloches maskoutaines volée

Datant de 1784, la plus vieille cloche de Saint-Hyacinthe reposait depuis 1977 dans ce monument créé à l’occasion de la fête du bicentenaire de la paroisse-mère de Saint-Hyacinthe. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Datant de 1784, la plus vieille cloche de Saint-Hyacinthe reposait depuis 1977 dans ce monument créé à l’occasion de la fête du bicentenaire de la paroisse-mère de Saint-Hyacinthe. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Datant de 1784, la plus vieille cloche de Saint-Hyacinthe reposait depuis 1977 dans ce monument créé à l’occasion de la fête du bicentenaire de la paroisse-mère de Saint-Hyacinthe. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Datant de 1784, la plus vieille cloche de Saint-Hyacinthe reposait depuis 1977 dans ce monument créé à l’occasion de la fête du bicentenaire de la paroisse-mère de Saint-Hyacinthe. Photo François Larivière | Le Courrier ©

La plus vieille cloche de Saint-Hyacinthe, qui était exposée depuis 1977 dans un monument à l’extérieur de l’église Notre-Dame-du-Rosaire, au coin des rues Girouard Ouest et Bourdages Nord, a été volée au cours des derniers jours.

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Cette cloche patrimoniale avait été fabriquée vers 1784 puis refondue vers 1846.

Le préposé à l’entretien de l’église en a fait la découverte mardi matin. Il a tout de suite avisé le père Roger Lussier, qui ­déplore qu’on se soit attaqué à l’histoire religieuse de cette façon. « C’est de la ­profanation », s’insurge-t-il.Des pièces qui servaient à tenir la cloche en place dans le monument ont été retrouvées au sol, carrément sectionnées. L’arche sous laquelle reposait la cloche a elle aussi été coupée, malgré son large diamètre.Selon le père Lussier, le vol serait ­survenu dans la nuit de lundi à mardi. La cloche étant composée à partir d’airain, soit un alliage de cuivre, il craint que les malfaiteurs ne s’en soient pris à cette pièce d’histoire seulement pour ces matériaux, prisés par les voleurs. La Sûreté du Québec devait le rencontrer mercredi en après-midi.« C’est un souvenir historique pour la population de Saint-Hyacinthe, plaide-t-il. Les gens n’ont plus de respect pour ­l’histoire religieuse », déplore le dominicain. Le père Roger Lussier, qui est arrivé à l’église Notre-Dame-du-Rosaire en 1978, soutient que plusieurs touristes ­s’arrêtaient, surtout durant l’été, pour se photographier avec la plus vieille cloche maskoutaine.La première cloche à avoir sonné à Saint-Hyacinthe avait été posée à cet endroit en 1977, à l’occasion de la fête du bicentenaire de la paroisse-mère de Saint-­Hyacinthe. Avant de la fixer au monument, elle avait sonné une dernière fois « comme pour annoncer à tous ceux qui sont partis que ceux qui restent se souviennent ­encore », est-il inscrit dans un document historique de la ­paroisse Notre-Dame-du-Rosaire.Le 16 août 1784, la cloche avait été ­baptisée sous le nom de Marie-Anne Hyacinthe Françoise après que messire Guillaume Durouvray en ait fait son acquisition, au prix de 274 francs. Elle avait alors été montée au clocher de la grande ­chapelle de bois située au coin des rues Girouard et Bourdages, avant d’être ­transférée dans l’église en pierre, une fois construite, en 1796.Endommagée par le passage de deux ouragans, on autorisa en 1846 la refonte de la cloche afin de lui offrir une nouvelle voix, au coût de 745 livres. On a pu ­l’entendre sonner au fil du temps dans ­différentes paroisses, avant qu’elle ne s’installe au clocher du Séminaire ­pendant de nombreuses années.Le Séminaire l’avait retournée à l’église Notre-Dame-du-Rosaire en 1977 pour la célébration du bicentenaire de la ­paroisse-mère de Saint-Hyacinthe.

Des pièces qui servaient à tenir la cloche en place dans le monument ont été retrouvées au sol, carrément sectionnées. L’arche sous laquelle reposait la cloche a elle aussi été coupée, malgré son large diamètre.

Selon le père Lussier, le vol serait ­survenu dans la nuit de lundi à mardi. La cloche étant composée à partir d’airain, soit un alliage de cuivre, il craint que les malfaiteurs ne s’en soient pris à cette pièce d’histoire seulement pour ces matériaux, prisés par les voleurs. La Sûreté du Québec devait le rencontrer mercredi en après-midi.

« C’est un souvenir historique pour la population de Saint-Hyacinthe, plaide-t-il. Les gens n’ont plus de respect pour ­l’histoire religieuse », déplore le dominicain. Le père Roger Lussier, qui est arrivé à l’église Notre-Dame-du-Rosaire en 1978, soutient que plusieurs touristes ­s’arrêtaient, surtout durant l’été, pour se photographier avec la plus vieille cloche maskoutaine.

La première cloche à avoir sonné à Saint-Hyacinthe avait été posée à cet endroit en 1977, à l’occasion de la fête du bicentenaire de la paroisse-mère de Saint-­Hyacinthe. Avant de la fixer au monument, elle avait sonné une dernière fois « comme pour annoncer à tous ceux qui sont partis que ceux qui restent se souviennent ­encore », est-il inscrit dans un document historique de la ­paroisse Notre-Dame-du-Rosaire.

Le 16 août 1784, la cloche avait été ­baptisée sous le nom de Marie-Anne Hyacinthe Françoise après que messire Guillaume Durouvray en ait fait son acquisition, au prix de 274 francs. Elle avait alors été montée au clocher de la grande ­chapelle de bois située au coin des rues Girouard et Bourdages, avant d’être ­transférée dans l’église en pierre, une fois construite, en 1796.

Endommagée par le passage de deux ouragans, on autorisa en 1846 la refonte de la cloche afin de lui offrir une nouvelle voix, au coût de 745 livres. On a pu ­l’entendre sonner au fil du temps dans ­différentes paroisses, avant qu’elle ne s’installe au clocher du Séminaire ­pendant de nombreuses années.

Le Séminaire l’avait retournée à l’église Notre-Dame-du-Rosaire en 1977 pour la célébration du bicentenaire de la ­paroisse-mère de Saint-Hyacinthe.

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