3 mai 2012
Cybercriminalité
Lancement du site l’Espace d’un clic
Par: Le Courrier
Me Marie-Claude Morin, avocate, Josée Leblanc, enquêteuse de la Sûreté du Québec Vallée-Richelieu et Isabelle Turcotte, intervenante au Cavas, ont présenté le site web lespacedunclic.com, visant à conscientiser les jeunes de 12 à 17 ans au sujet de la cybercriminalité et des agressions sexuelles.

Me Marie-Claude Morin, avocate, Josée Leblanc, enquêteuse de la Sûreté du Québec Vallée-Richelieu et Isabelle Turcotte, intervenante au Cavas, ont présenté le site web lespacedunclic.com, visant à conscientiser les jeunes de 12 à 17 ans au sujet de la cybercriminalité et des agressions sexuelles.

La table de concertation en matière d’agression sexuelle Richelieu-Yamaska innove dans ses méthodes de sensibilisation auprès des jeunes en lançant le site web lespacedunclic.com. Avec ce nouvel outil, les organismes de cette table de concertation souhaitent mettre un frein à l’expansion du phénomène de cybercriminalité en matière d’infraction sexuelle.

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« Plusieurs jeunes ne sont pas conscients qu’ils sont victimes de cybercriminalité », estime Josée Leblanc, enquêteuse à la Sûreté du Québec Vallée-Richelieu. Cette clientèle est davantage fragile selon Isabelle Turcotte, intervenante au Centre d’aide des victimes d’agression sexuelle (Cavas). Ce sont eux qui utilisent le plus souvent l’Internet, d’où leur vulnérabilité. « L’utilisation principale d’Internet devrait être de s’informer, de s’instruire et d’apprendre. Mais les adolescents utilisent l’Internet pour le clavardage plus que tout », observe Isabelle Turcotte.

Le site se veut un outil autant pour les jeunes afin de les conscientiser, que pour les parents et les intervenants. Une section du site est justement réservée à ces derniers afin d’être mieux informés sur la question. Les commissions scolaires de Saint-Hyacinthe et Des Patriotes ont signifié un intérêt envers le site afin d’en promouvoir l’existence auprès des jeunes de leurs institutions.« On souhaite que le site suscite des discussions au sujet des infractions sexuelles à partir du web pour que les jeunes dénoncent cette réalité s’ils en sont victimes », affirme Isabelle Turcotte. En 2009, 27 % des jeunes qui ont dénoncé des infractions sexuelles avaient attendu au moins un an avant d’en parler à la police selon les statistiques de la Sécurité publique. Des chiffres qui doivent diminuer selon Isabelle Turcotte. Grâce à l’Espace d’un clic, elle espère que cela permettra aux jeunes d’en parler rapidement. Le travail des enquêteurs n’a toutefois rien de facile lorsqu’il est question d’infraction sexuelle, notamment sur le web. « Obtenir la preuve qu’un suspect a commis une infraction sexuelle s’avère difficile. Il faut être capable de prouver qu’il est l’auteur du crime, que c’est lui qui se trouvait devant l’ordinateur », déclare Josée Leblanc.Ces dossiers sont souvent complexes et longs à conclure. Simplement retracer un suspect devient ardu, eux qui peuvent se trouver un peu partout sur la planète. « C’est pour cette raison qu’il faut faire de la prévention, notamment avec lespacedunclic.com », conclut-elle.

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