17 août 2017
Annabelle 2 : la création du mal
L’art de faire le saut 
Par: Sarah Daoust Braun
Photo : Warner Bros.

Photo : Warner Bros.

Vous ferrez assurément le saut à l’écoute d’Annabelle 2 : la création du mal. La poupée maléfique (et plutôt effrayante) est de retour dans cet antépisode – très tiré par les cheveux – mais somme toute plutôt efficace.

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Dans les années 1940, un fabricant de poupées et sa femme perdent leur jeune fille adorée Annabelle, frappée par une voiture. Douze ans plus tard, Samuel et Esther ont toujours de la difficulté à se remettre de la perte de leur enfant, mais décident tout de même d’accueillir dans leur grande maison sœur Charlotte et les six orphelines à sa charge.
Les jeunes filles peuvent accéder à toutes les pièces de la demeure, sauf celle où se cloître Esther et la chambre d’Annabelle à l’étage. Janice, frappée par la polio, décide tout de même d’entrer dans la chambre de l’enfant et découvre au fond d’une garde-robe une poupée à la robe blanche. Dès lors, des phénomènes étranges commencent à se produire. Sauf sa meilleure amie Linda, les autres pensionnaires ne croient pas à son histoire.
Ce « prequel » de l’univers cinématographique La Conjuration mise sur une dynamique mise en scène de David F. Sandberg, qui avait déjà réalisé le film d’horreur Dans le noir en 2016. Les ressorts utilisés, notamment au niveau du son, sont assez habiles pour nous faire frémir. Au visionnement, les nombreux spectateurs présents dans la salle obscure ont sursauté à plusieurs reprises.
Là où le bât blesse est bien entendu en ce qui a trait au scénario, particulièrement en deuxième partie. La première moitié du long-métrage nous dresse les personnages et l’intrigue de façon tout à fait classique. C’est ensuite que ça se corse, particulièrement lorsque la poupée devient réellement maléfique. On assiste à une escalade d’absurdités et d’illogismes qui culminent bien entendu avec la scène finale de fuite, où les protagonistes encore vivants tentent d’échapper au mal, sous fond de sermon chrétien.
Heureusement, les comédiens sont là pour nous divertir, en nous offrant même une prestation intense et au-dessus de nos attentes. Le jeu de la jeune Thalita Bateman, qui personnifie Janice, est d’ailleurs fort expressif.
Si vous voulez tressaillir, allez voir Annabelle, sinon passez votre tour.

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