5 mai 2016
Transport collectif
L’autobus Longueuil – Saint-Hyacinthe sauvé
Par: Benoît Lapierre
Le service d’autobus entre Longueuil et Saint-Hyacinthe sera épargné par la réforme administrative touchant le transport collectif. Photothèque | Le Courrier ©

Le service d’autobus entre Longueuil et Saint-Hyacinthe sera épargné par la réforme administrative touchant le transport collectif. Photothèque | Le Courrier ©

Le service d’autobus entre Longueuil et Saint-Hyacinthe – l’actuel circuit 200 du CITVR – sera épargné par la réforme administrative touchant le transport collectif dans la grande région de Montréal qui est énoncée dans le projet de loi 76.

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Tel est le gain qu’a réalisé l’Association pour le transport collectif de la Rive-Sud (ATCRS) à la suite de sa participation, en décembre, à la commission parlementaire sur ce projet de loi.

Outre Saint-Hyacinthe, l’autobus 200 vers Longueuil dessert Sainte-Madeleine, Mont-Saint-Hilaire, Beloeil et Saint-­Basile-le-Grand. « Que cette ligne disparaisse, c’était notre inquiétude. Mais nous avons obtenu un amendement au projet de loi 76 qui la protège. Nous sommes fiers d’avoir convaincu le gouvernement de sauver la ligne 200 », a indiqué Axel Fournier, porte-parole de l’ATCRS. Il a précisé que la mesure concernait aussi le circuit 300 entre Saint-Hyacinthe et Montréal.

Présenté l’automne dernier par Robert Poëti, alors ministre des Transports – il vient d’être remplacé à ce poste par Jacques Daoust -, le projet de loi 76 propose l’abolition de l’Agence métropolitaine de transport (AMT), de même que celle des Conseils intermunicipaux de transports (CIT), dont le celui de la Vallée du Richelieu (CITVR). Deux nouvelles structures, le Réseau de transport métropolitain (RTM) et ­l’Autorité régionale du transport métropolitain (l’Autorité) assureraient dorénavant l’organisation et la gouvernance du transport collectif dans la Région métropolitaine de Montréal (RMM).

Comme la ville de Saint-Hyacinthe se trouve à l’extérieur de ce territoire, la disparition du CITVR allait créer un vide juridique en transport collectif qui sera corrigé. Comme l’a expliqué Axel Fournier, Saint-Hyacinthe devient, en quelque sorte, une ville cliente du RTM et de l’Autorité.

Le nouvel article 112.1 du projet de loi 76 précise que « l’Autorité doit offrir des services de transport par ­autobus et de transport adapté à toute municipalité locale dont le territoire n’est pas compris dans le sien et qui était partie à une entente avec une autre municipalité permettant la constitution d’un conseil intermunicipal de transport en vertu de l’article 2 de la Loi sur les conseils intermunicipaux de transport dans la région de Montréal (…) ».

Outre la question du circuit 200, l’ATCRS a obtenu d’autres bonifications au projet de loi. L’Association a ­convaincu le gouvernement de rendre ­obligatoires des périodes de questions publiques au RTM et à l’Autorité, et se réjouit qu’il mette fin à la discrimination ­tarifaire envers les étudiants à temps plein de plus de 25 ans.

« En somme, l’ATCRS considère que, grâce à ces amendements, le projet de loi 76 représente une avancée pour les usagers par rapport à la situation qui prévaut actuellement », conclut l’Association dans un communiqué portant sur les amendements. Elle considère que séparer la planification de l’exploitation, tout en diminuant le nombre d’acteurs, assurera une meilleure interconnexion entre les réseaux, au bénéfice de tous.

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