21 juin 2018
Le Bien contre le Mal
Par: Le Courrier

En ce matin du 19 juin, aux nouvelles à la télévision, j’ai vu une petite fille de deux ans pleurer de tout son être en réclamant son papa et sa maman. De nombreux autres enfants sont dans la même situation qu’elle. Jusqu’à présent, on dénombre 2342 mineurs qui sont séparés de leurs parents. On en compte 47 chaque jour qui vient. 

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Ceci se passe actuellement aux États-Unis, dans les centres de détention, là où sont retenus en captivité les jeunes, séparés de leurs parents parce que ces derniers sont des migrants illégaux.

À l’écran, on voit et on entend un agent frontalier dire à la fillette de deux ans qui pleure à chaudes larmes : « On a droit à un orchestre, ce matin! » Puis, il en rajoute « Où se trouve donc le chef d’orchestre? » Quel être insensible! Que de mépris à l’égard de ces pauvres enfants!

Donald Trump est un être terrifiant. Il peut séparer les familles, il peut imposer ses idées au reste du monde, il travaille surtout et avant tout pour les riches, il peut éliminer rapidement de ses rangs quiconque lui déplaît. Il menace la Chine avec de nouvelles taxes. Il se pense invincible. Et les Américains vont sans doute le réélire.

Pour ma part, dorénavant, je regarde attentivement tout produit que j’achète. S’il vient des États-Unis, je le boycotte. Je choisis l’autre même s’il m’intéresse moins. Ce ne sera pas toujours facile, mais je n’aurai qu’à penser à cette fillette en détresse pour ne plus hésiter.

Mon mari et moi avons prévu aller passer des vacances en Floride l’hiver prochain. Pour ma part, je ne sais plus si j’ai encore le goût d’y aller. Certes, on ne doit pas s’empêcher de vivre parce que les autres sont malchanceux dans la vie et le fait qu’on y aille ou qu’on n’y aille pas ne changera rien à la situation de cette petite fille ni à celle des autres enfants!

Mais le fait est que je me sens mal à l’aise à l’idée d’aller profiter de la vie aux États-Unis tandis que des enfants malheureux et traumatisés pleurent parce qu’ils ont été séparés de leurs parents.

Comme j’ai l’habitude de dire, je pense sincèrement que le Mal continuera d’avancer tant que le Bien ne s’avancera pas à son tour pour le faire reculer.

Dolorès Daviau
Saint-Hyacinthe

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