21 novembre 2019
Football collégial
Le Bol d’Or (re)conquis par les Lauréats
Par: Maxime Prévost Durand

Une victoire de 37 à 14 a permis aux Lauréats de remporter le Bol d’Or face aux Gaillards du Cégep de Jonquière. Photo gracieuseté RSEQ

Malgré deux interceptions en tout début de rencontre, le quart-arrière Vincent Boyer a montré de quel bois il se chauffait en rebondissant avec une performance éclatante, si bien qu’il a été nommé le joueur du match. Photo gracieuseté RSEQ

Les Lauréats du Cégep de Saint-Hyacinthe sont champions à nouveau. Deux ans après une première conquête du Bol d’Or en division 3 de football collégial, la formation maskoutaine a renoué avec le précieux trophée, samedi soir, en disposant des Gaillards du Cégep de Jonquière par la marque de 37 à 14 au terme d’une finale disputée dans un froid extrême (ressenti de -18 degrés) du côté de Thetford Mines.

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Deux touchés du porteur de ballon Adrien Guay, un autre du receveur Oumar Touré et un ballon échappé ramené sur plus de 40 verges par le demi défensif Alexis Massé jusqu’à la zone des buts ont conduit les Lauréats vers cette victoire. Le botteur Ilyas Benaddi a aussi joué un rôle clé avec trois placements, dont deux très longs sur des distances de 39 et 41 verges.

Le titre du joueur du match est toutefois revenu au quart-arrière Vincent Boyer. Malgré des interceptions sur ses deux premières passes, dont une qui a mené au premier touché des Gaillards tôt au 1er quart, le numéro 4 des Lauréats s’est relevé de ce début de match difficile pour prendre les commandes de l’attaque maskoutaine.

« Je n’ai pas lancé beaucoup d’interceptions dans l’année, alors d’avoir deux interceptions en début de match comme ça, ça shake, a reconnu Boyer, en entrevue d’après-match sur la webdiffusion du RSEQ. J’ai d’excellents coéquipiers et d’excellents coachs qui m’ont tout de suite remonté le moral. […] Ils m’ont montré qu’ils avaient confiance et, à partir de là, [ça a débloqué]. »

Après avoir accusé un retard de 14 à 3 au milieu du 2e quart, Saint-Hyacinthe a terminé la première demie avec une impressionnante poussée offensive de plus de 108 verges en douze jeux, traversant tout le terrain jusqu’à la zone des buts pour retourner au vestiaire avec un pointage de 14 à 10.

Cette séquence a complètement fait basculer la rencontre, si bien que la deuxième demie a été tout à l’avantage des Lauréats. « Ça a été le point tournant. Ça a donné confiance à tout le monde », a soutenu l’entraîneur-chef Sébastien Deschamps, en entrevue au COURRIER.

Deux placements au 3e quart ont donné l’avance aux Lauréats pour la première fois du match, puis l’équipe n’a plus regardé derrière par la suite, ajoutant trois touchés au 4e quart.

Le déploiement des ailes

Une fois qu’elle a pris son envol, l’attaque des Lauréats a fait des ravages. Elle a cumulé au total 368 verges, dont 197 verges au sol, principalement grâce aux courses d’Adrien Guay (98 verges) et de Yann Reynolds (97 verges). Par la voie des airs, le receveur Oumar Touré, qui se joindra au Vert et Or de l’Université de Sherbrooke l’an prochain, a été la cible de prédilection du quart-arrière Boyer avec cinq attrapées pour 75 verges.

David Amani Kabwe, qui avait volé la vedette en séries jusque-là, s’est fait plus discret de son côté avec deux attrapées pour 32 verges. L’entraîneur Deschamps y voit là un bel équilibre au sein de son équipe. « Une de nos forces était qu’on n’était pas prévisibles », a-t-il souligné.

L’attaque de Jonquière a quant à elle été limitée à seulement 196 verges, en grande partie grâce au brio de l’unité défensive de Saint-Hyacinthe, qui a été intraitable durant la deuxième demie. Les Gaillards s’étaient pourtant montrés opportunistes en début de rencontre, avec les efforts du porteur de ballon Glodi Musa Halafu et du receveur Cédric Plourde notamment, mais l’unité menée par Frédéric Clements a été neutralisée par les Lauréats par la suite.

Une victoire d’équipe

Malgré l’adversité connue en début de rencontre, aucun joueur n’a baissé les bras. Ils ont plutôt redoublé d’ardeur pour combler le déficit qui s’installait au tableau.

« Ça aurait été facile de s’écraser au 1er quart [alors qu’on tirait de l’arrière], surtout avec le froid et Jonquière qui a une bonne équipe. Mais les joueurs y ont cru et ils sont revenus. Ils ont fait confiance au coaching staff et ils ont exécuté leur rôle, sans en faire plus que ce qui était demandé, et ça a bien fonctionné. »

Cette victoire en aura été une d’équipe puisque des jeux importants ont été réalisés par plusieurs joueurs tout au long de la rencontre, que ce soit l’interception de Jérémy Denniel qui a conduit au premier placement des Lauréats ou encore les brillantes performances d’Alexis Grégoire (8 plaqués) et Jérémy Normandeau (1 sac du quart) en défensive.

« Je peux finalement dire que je suis satisfait, s’est exclamé Sébastien Deschamps. Je l’ai répété souvent durant la saison qu’on était contents de gagner, mais qu’on ne serait pas satisfaits tant qu’on n’aurait pas gagné le dernier match. Maintenant, je suis satisfait. »

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