21 novembre 2019
Le boulodrome en quête d’appuis… et de subventions
Par: Rémi Léonard

Le centre communautaire Notre-Dame pourrait être remplacé par un nouveau centre d’activité physique pour les 50 ans et plus si le projet de la Ville de Saint-Hyacinthe se concrétise. Photothèque | Le Courrier ©

Une série d’intervenants se sont déplacés au conseil municipal maskoutain au début du mois de novembre pour montrer leur appui au projet de boulodrome qui doit voir le jour aux Loisirs Notre-Dame.

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Relancé au début 2018, ce projet de centre d’activité physique pour les 50 ans et plus n’a toujours pas reçu de feu vert pour sa réalisation. En effet, la condition essentielle fixée par le conseil municipal, soit l’obtention de subventions gouvernementales, n’a toujours pas été remplie.

Le projet était estimé l’an dernier à 7,8 M$ et la Ville visait une aide financière qui aurait représenté la moitié de cette somme. Le projet consistait alors au remplacement du centre communautaire Notre-Dame par un nouveau bâtiment de 28 000 pieds carrés comprenant une dizaine d’allées de pétanque intérieure, un gymnase, une grande salle communautaire et plusieurs autres locaux.

Entretemps, il faut savoir que le centre communautaire Notre-Dame devient de plus en plus désuet. Dans les dernières années, toutes les autres corporations de Loisirs ont pourtant pu se doter de nouvelles infrastructures à Saint-Hyacinthe grâce à des investissements de la Ville.

De nombreux appuis

Pour donner de l’élan au projet, Janick Provencher, du Club de pétanque Maska Boule, a déposé au conseil une pétition d’appui de près de 200 signatures. C’était loin d’être la première fois qu’elle interpelait les élus pour réclamer la réalisation d’un boulodrome à Saint-Hyacinthe. « Pour moi, c’est comme le jour de la marmotte », a-t-elle d’ailleurs imagé en soulignant qu’à chaque projet, la pétanque est laissée de côté « parce que ça coûte trop cher ». « On nous a fait miroiter beaucoup de choses, […] mais au final, on attend toujours notre boulodrome », a-t-elle souligné.

La présidente des Loisirs Notre-Dame, Céline Fournier, a aussi déposé une lettre d’appui allant dans le même sens. « On aimerait qu’en 2021, on puisse profiter de ce centre-là », a-t-elle exprimé au nom de tous ceux qui participent aux activités des Loisirs Notre-Dame, des Maskoutains bien sûr, mais aussi des gens venant d’assez loin un peu partout en Montérégie. Une démarche similaire a suivi de la part du représentant du Club de pickleball maskoutain, Luc Brault, qui a mis en lumière la forte participation à ce sport en émergence. Son club utilise déjà des terrains fournis par la Ville, mais l’espace est encore insuffisant pour répondre à la demande actuellement, a-t-il fait valoir.

Même réponse

Devant ces interventions, le maire Claude Corbeil a réitéré la position du conseil, qui fixe comme condition préalable à la réalisation du projet l’obtention d’une subvention gouvernementale. Il a cette fois parlé d’un « complexe de 8 ou 9 millions de dollars ». M. Corbeil a également indiqué que la Ville « s’apprêt[ait] à déposer une demande de subvention » et que de tels appuis étaient appréciés puisqu’ils pourront servir à « démontrer l’importance du projet pour la communauté », a-t-il indiqué en remerciant les intervenants de leur démarche.

La conseillère du district Hertel-Notre-Dame, Nicole Dion Audette, les a également assurés de son plein support. « Je suis avec eux et je vais travailler fort afin qu’on ait la subvention », a-t-elle déclaré. Le maire avait d’abord souligné à grands traits que la conseillère avait ce projet à cœur. « Je peux vous dire que Mme Dion Audette est très, très, très convaincante », a blagué le maire. « Pas tant que ça, faut croire », a cependant répliqué la conseillère en évoquant le cheminement du dossier depuis cinq ans.

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