21 novembre 2013
Le CCCPEM, un levain pour un changement de mentalité
Par: Le Courrier
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Le vendredi 8 novembre, le CCCPEM (Comité des citoyens et citoyennes pour la protection de l’environnement maskoutain) a eu son deuxième souper-bénéfice au centre communautaire de Saint-Thomas-d’Aquin. Près de 350 personnes ont contribué à ce franc succès.

Depuis bientôt 22 ans, le CCCPEM est un levain qui stimule la région maskoutaine vers un avenir plus écologique. En 1991, la région accusait un sérieux retard dans sa gestion des déchets. Non seulement Saint-Hyacinthe, mais également plusieurs villages maskoutains n’avaient pas municipalisé la gestion de leurs déchets. Lors du BAPE générique de 1996, les commissaires n’en revenaient pas; comment une ville de plus de 40 000 habitants pouvait-elle abdiquer ses responsabilités en refusant de municipaliser la gestion des déchets? En prenant part à un dialogue vigoureux, nous avons contribué à apporter un changement d’attitude de certains élus et surtout de la population. Maintenant, notre région est à l’avant-garde; nous détournons près de 60 % des matières résiduelles de l’enfouissement. Ce qu’il faut comprendre, c’est que la récupération axée sur la cueillette à trois voies dépend d’un changement de comportement de l’ensemble de la population dans sa vie quotidienne. Nous sommes heureux d’y avoir contribué. Ce ferment pour amener un changement, nous le continuons en collaborant avec d’autres intervenants à l’assainissement de la Yamaska. L’eau, c’est notre ressource la plus précieuse. Nous croyons que notre rivière perdra sa réputation de cours d’eau le plus pollué du Québec d’ici une décennie. Cet espoir doit reposer sur un plan d’action systématique et une action soutenue. Enfin, un autre gros dossier; celui de l’énergie. Nous travaillons activement à sensibiliser la population aux effets nocifs de notre dépendance aux énergies fossiles. Bien sûr, cela veut dire s’opposer aux gaz de schiste! Mais c’est bien plus que ça. Cela veut dire sensibiliser la population maskoutaine que nous sommes à l’aube d’une ère nouvelle où les énergies vertes seront le moteur de notre avenir. La biométhanisation des boues de notre ville en est une. Mais il y en a beaucoup d’autres. Le souper-bénéfice du 8 novembre était notre façon de mettre la table pour le Salon des technologies vertes que nous présenterons au début de mars 2014. C’est pourquoi nous vous invitons de nouveau pour vous introduire à cette révolution vers un avenir plus « vert », celui de la troisième révolution industrielle comme le prévoit Jeremy Rifkin. En ce début du 21 e siècle, le pétrole et le gaz seront bientôt « aussi populaires » que le cheval et le boghei l’étaient pour le 20 e siècle.

Gérard MontpetitLa Présentation

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