26 août 2021
Rentrée scolaire
Le Centre de services scolaire travaille sur plusieurs fronts
Par: Sarah-Eve Charland

Le directeur général du Centre de services scolaire de Saint-Hyacinthe, Jean-Pierre Bédard, pilotera plusieurs chantiers cette année. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Le Centre des services scolaire de Saint-Hyacinthe (CSSSH) fera face à plusieurs défis au cours de l’année scolaire. Que ce soit le recrutement du personnel, les mesures sanitaires ou la croissance de la population étudiante, les chantiers seront nombreux.

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Le gouvernement du Québec a annoncé, mardi, l’obligation du port du masque d’intervention en tout temps dans les écoles de neuf régions administratives. La Montérégie fait partie de la liste. Le masque sera obligatoire en classe, dans les aires communes et dans les transports scolaires, à l’exception des élèves de niveau préscolaire. Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a justifié cette annonce par la recrudescence des cas de COVID-19 et la présence du variant Delta au Québec.

« C’est une nouveauté pour nous parce qu’on nous avait dit que ce serait une rentrée ordinaire, pour utiliser les termes du ministre de l’Éducation, mais on pouvait voir poindre ça. Conséquemment, ce n’est pas surprenant. C’est un ajustement bien entendu, mais on s’y attendait », commente le directeur général du CSSSH, Jean-Pierre Bédard.

Il s’agit d’une mesure semblable à l’année dernière. Le directeur général du CSSSH en dresse un bilan positif. « Les gens ont été d’une responsabilisation qui dépasse ce à quoi on s’attendait. Tous corps d’emploi confondus, et j’inclus nos jeunes là-dedans, ont démontré une grande capacité d’adaptation et de résilience. »

Le concept de classe-bulle a été abandonné tout comme la fréquentation des écoles secondaires par alternance.

La bonne nouvelle du jour est celle concernant les sports, affirme M. Bédard. « C’est de la musique à mes oreilles. » Au primaire, les activités parascolaires, physiques et sportives pourront avoir lieu. Au secondaire, les écoles devront exiger le passeport vaccinal pour la pratique de certaines activités physiques et parascolaires. Ce sera le cas pour les sports impliquant des contacts fréquents ou prolongés ainsi que ceux se déroulant à l’intérieur. Cette mesure ne s’applique pas pour les programmes sport-études, sauf pour la participation à des compétitions interécoles.

Au moment de l’entrevue, sur le territoire du CSSSH, 80 % des jeunes de 12 ans et plus avaient reçu une première dose de vaccin. Le taux doublement vacciné était de 63 %. Des cliniques de vaccination s’installeront dans les écoles secondaires dès le 6 septembre.

Des tests rapides seront aussi déployés dans les écoles primaires et secondaires des régions où la situation épidémiologique pourrait être préoccupante. Cela s’ajoute aux stratégies de dépistage déjà en place. « Notre but ultime est de garder les élèves sur les bancs d’école, dans un environnement le plus sécuritaire possible, mentionne le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge. Les mesures sanitaires que nous mettons en place ont été pensées en fonction de cet objectif et seront modulées selon les réalités régionales. »

Pénurie de main-d’œuvre

La pénurie de main-d’œuvre est loin de s’essouffler. Un poste temps plein et quatre temps partiel au niveau primaire; huit temps plein et cinq temps partiel au niveau secondaire, six temps plein et un temps partiel parmi les professionnels; la liste des postes vacants est longue au Centre de services scolaire de Saint-Hyacinthe. Mais c’est surtout des éducateurs en services de garde qui manquent, ajoute M. Bédard.

Ce dernier assure que le CSSSH a innové en mettant sur pied une formation s’adressant aux enseignants sans brevet. Ce sont des personnes qui ont des diplômes connexes, par exemple, en littérature ou en économie. Elles ont pu suivre une formation de cinq jours, la semaine dernière, pour pouvoir ensuite enseigner en français et mathématiques, notamment. Les Services éducatifs épauleront également ces enseignants au cours de l’année.

« Il y a une pénurie partout au Québec. On a donc innové au centre de services. On est le seul centre de services à l’avoir fait. […] Ça a été un pari gagnant. On a eu plus de 25 personnes qui ont suivi la formation et qui pourront occuper des postes. On en est très fiers. Ça nous a aidés à contrer en partie la pénurie des enseignants », ajoute le directeur général.

Plusieurs chantiers

À l’instar d’autres centres de services scolaires, Saint-Hyacinthe n’échappe pas à la croissance de sa population étudiante. Dans plusieurs écoles, des locaux polyvalents devront être transformés en classes régulières.

Les besoins dans le secteur nord de Saint-Hyacinthe sont encore très présents tant au niveau du primaire que du secondaire. Des travaux de construction sont en cours pour la future école primaire au Domaine sur le Vert. Le CSSSH pourra aussi construire une autre école, de 14 classes, dans les prochaines années.

La polyvalente Hyacinthe-Delorme accueillera cette année 11 classes modulaires qui ont été louées pour une durée de trois ans. On retrouve aussi des classes modulaires aux écoles Saint-Sacrement (2), Bois-Joli (4) et Saint-Thomas-d’Aquin (2).

Les travaux d’agrandissement de l’école de la Rocade à Saint-Dominique et de l’école secondaire Fadette à Saint- Hyacinthe seront assez avancés pour que les élèves circulent dans les classes et les gymnases lors de la rentrée le 31 août. « C’est aussi une belle nouvelle. Les échéanciers sont toujours serrés, mais ils seront respectés », termine M. Bédard.

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