17 décembre 2020
De nouveaux spectacles et d’autres convertis en « distanciation »
Le Centre des arts mise sur l’espoir…et les mesures d’aide
Par: Maxime Prévost Durand

Malgré l’incertitude qui persiste en lien avec la pandémie, une vingtaine de nouveaux spectacles prévus au début de 2021 ont été annoncés la semaine dernière par le Centre des arts Juliette-Lassonde. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Avec la conversion en formule distanciation d’une trentaine de spectacles déjà inscrits dans la programmation, le personnel de la billetterie du Centre des arts Juliette-Lassonde doit rappeler depuis quelques semaines tous les détenteurs de billets pour leur proposer de nouveaux sièges. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Encouragé par les mesures annoncées par le ministère de la Culture pour aider l’écosystème culturel québécois, le Centre des arts Juliette-Lassonde met tout en œuvre pour pouvoir redémarrer la machine dès que ce sera possible. Une nouvelle programmation a été annoncée pour le début 2021 et des spectacles déjà prévus à l’horaire ont été convertis en formule distanciation.

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Même s’il peut sembler utopique de penser que les spectacles pourront reprendre au tournant de la nouvelle année, une vingtaine de nouveaux spectacles, prévus entre la mi-janvier et juin, ont tout de même été mis en vente la semaine dernière, tant en humour qu’en chanson et même en théâtre. Ceux-ci s’ajoutent aux 29 spectacles qui étaient déjà à l’agenda du diffuseur maskoutain pour les mois de janvier à mars et qui ont été convertis pour pouvoir être présentés en respectant la distanciation.

« C’est une mise en vente qui est faite sous le signe de l’espoir et qui est conséquente avec ce que la ministre Nathalie Roy a voulu faire avec la culture », mentionne le directeur général et artistique du Centre des arts Juliette-Lassonde, Jean-Sylvain Bourdelais.

« Que les spectacles aient lieu ou pas, il y aura une compensation financière qui sera accordée par le Ministère », poursuit-il.

Pour l’instant, ce programme de subvention s’applique pour les spectacles qui seront à l’horaire jusqu’au 31 mars et il est rétroactif au 1er octobre, précise M. Bourdelais. Ainsi, si un spectacle est annulé, le diffuseur, les producteurs et les artistes auront tous droit à une compensation, puis si un spectacle est tenu, une autre forme de compensation sera accordée pour pallier les ventes de billets limitées par les mesures de distanciation. L’objectif est de garder les gens du milieu culturel à l’emploi en cette période difficile.

« Ce programme-là vise à arrêter de toujours pousser le banc de neige vers l’avant. On va arrêter de reporter des spectacles dorénavant », ajoute-t-il.

Un travail colossal

Concocter une nouvelle programmation, c’est une chose. Convertir des représentations dont les billets avaient déjà été vendus en est une autre. Et c’est un travail colossal, affirme Jean-Sylvain Bourdelais.

Au total, les 29 spectacles qui figuraient déjà à l’horaire du Centre des arts Juliette-Lassonde se sont transformés en 44 représentations. Certains spectacles ont pu être convertis plus facilement pour faire respecter la distanciation, mais pour ceux qui affichaient complet (ou presque), la logistique a été un peu plus complexe. Des spectacles ont dû être scindés en deux représentations, parfois tenues dans une même journée lorsque c’est la fin de semaine, d’autres fois étalées sur deux soirs.

« Ça fait longtemps que l’idée est là [de convertir en formule distanciation des spectacles qui étaient déjà en vente], mais on avait un peu de résistance parce que c’est un travail inimaginable pour le personnel de la billetterie. C’est un exercice laborieux », souligne M. Bourdelais.

Si la majorité des clients se sont montrés compréhensifs, certains ont affiché plus de réticence parce qu’il ne leur était plus possible d’être assis aux sièges qu’ils avaient sélectionnés préalablement.

Malgré ces conversions, quelques spectacles déjà prévus en début d’année ont malgré tout été reportés.

Quelques artistes, pour des raisons de santé, ne pouvaient pas se permettre de faire des spectacles dans le contexte actuel. D’autres ont carrément choisi de reporter d’un an leurs spectacles parce qu’ils préféraient attendre le retour à la normale, devant des salles pleines, plutôt que de jouer devant un public limité à 250 personnes.

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