21 mars 2013
L'incendie de Saint-Simon
Le chef Bastien dans le décor
Par: Le Courrier
Le directeur du Service des incendies de Saint-Hugues, Michel Bastien, a perdu la maîtrise de son lourd camion-citerne en revenant de le remplir à la caserne de Saint-Simon, dans la nuit du 1 er mars.

Le directeur du Service des incendies de Saint-Hugues, Michel Bastien, a perdu la maîtrise de son lourd camion-citerne en revenant de le remplir à la caserne de Saint-Simon, dans la nuit du 1 er mars.

Le directeur du Service des incendies de Saint-Hugues, Michel Bastien, a passablement abîmé le camion-citerne de sa brigade dans la nuit du 1 er mars, au cours de l’incendie qui a ravagé la cabane à sucre de la famille Chamberland, au Domaine Saint-Simon.

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Avec la moitié de ses hommes, il prêtait main-forte aux pompiers de Saint-Simon et à ceux de Saint-Hyacinthe, de Sainte-Hélène et de Saint-Liboire qui avaient été appelés en renfort ce vendredi-là, peu après 1 h 30. Cinq pompiers s’étaient rendus au feu dans l’autopompe et deux autres, dont lui-même, dans le camion-citerne.

Il revenait par la route 224 d’un deuxième voyage à la caserne de Saint-Simon, où il avait fait le plein d’eau. « Il faisait nuit et il y avait une petite neige sur la route; on ne voyait pas la ligne du centre. Tout à coup, une roue est tombée en bas de l’asphalte, dans la terre molle. J’ai essayé de le ramener, mais avec 3000 galons d’eau et un poids de 30 000 livres, c’est pas ramenable », a raconté Michel Bastien.Le lourd camion-citerne a donc terminé sa course dans le fossé, avec le résultat qu’on connaît. Fort heureusement, personne n’a été blessé. Le chef Bastien était retourné seul à Saint-Simon pour remplir une deuxième fois le camion, ce qui est une chance : en se décrochant, la citerne a endommagé la cabine du côté du passager. M. Bastien n’est pas prêt d’oublier son aventure, d’autant plus qu’en tant que directeur du Service des incendies de Saint-Hugues, il ne se rend jamais en entraide dans les autres municipalités. « Mais cette nuit-là, je remplaçais un pompier », explique-t-il.Acheté par Saint-Hugues en 2007 au prix de 173 000 $, le camion-citerne était heureusement assuré « valeur à neuf » pour une période de sept ans. La municipalité pourra donc le remplacer sans frais s’il est considéré comme une perte totale. L’évaluation des dommages est en cours, a fait savoir M. Bastien.

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