24 janvier 2013
Conflit de travail à l'Hôtel des Seigneurs
Le CLD et la Chambre de commerce s’inquiètent et s’impatientent
Par: Le Courrier

La Chambre de commerce et de l’industrie et le CLD Les Maskoutains tiennent à manifester leur vive inquiétude quant au conflit de travail qui s’éternise à l’Hôtel des Seigneurs de Saint-Hyacinthe et ses conséquences économiques.

Alors que s’amorce le troisième mois de débrayage, il semble évident que nous faisons face au pire des scénarios qui pouvaient être envisagés en regard de cette situation. Ainsi, tout en se gardant un certain droit de réserve face aux négociations en cours, il nous apparaît désormais opportun d’intervenir publiquement et de rappeler les impacts qu’inflige à toute la région ce conflit qui perdure.

Les retombées directes de l’hôtel et de son centre des congrès sont évaluées à plus de 20 millions de dollars annuellement pour Saint-Hyacinthe. Le ralentissement des activités du complexe provoqué par le présent conflit a déjà un impact majeur sur notre économie, notamment sur les commerces situés à proximité ou au centre-ville, les restaurateurs et les autres hôtels de la ville. Plus la situation se prolonge, plus le risque s’accroît de voir des congrès et des événements majeurs, qui se tiennent habituellement chez nous, se déplacer vers d’autres centres de foires à l’extérieur de la région pour les années à venir. Il n’est également pas sans fondement de s’inquiéter sur le risque que pourrait avoir la poursuite du conflit sur les projets d’avenir envisagés par les propriétaires de l’entreprise pour l’établissement maskoutain. Depuis plusieurs semaines déjà, le CLD travaille avec ceux-ci sur différents scénarios d’investissement qui permettraient une mise à niveau importante de la qualité des installations de l’hôtel et, par le fait même, l’amélioration de ses performances financières. L’harmonie dans le climat de travail est assurément une condition essentielle à la réalisation de ces projets. L’importance économique de l’hôtel et de son centre des congrès pour Saint-Hyacinthe est telle que nous ne pouvons pas courir le risque de voir un tel projet compromis ou, pire encore, de provoquer une situation de désinvestissement de la part du propriétaire de l’hôtel dans ses installations. Faut-il le rappeler, les contribuables maskoutains ont supporté le développement de l’hôtel et des emplois qui y sont associés depuis plusieurs années par le biais d’un soutien financier étalé sur 15 ans. Il est donc légitime pour le milieu d’exiger, tant des dirigeants de l’hôtel que de ses employés, qu’ils instaurent les conditions favorables à la poursuite de ce développement. Par-dessus tout, il importe de se préoccuper de l’impact de ce conflit sur les quelque 180 employés de l’hôtel et leurs familles qui se retrouvent avec un revenu amoindri depuis plusieurs semaines déjà. Pour toutes ces raisons, nous nous sommes permis, au cours des derniers jours, de rencontrer les représentants des parties syndicales et patronales afin de leur signifier l’essentiel de nos inquiétudes. Nous les avons invités à poursuivre et à intensifier leurs négociations afin de mettre fin rapidement à ce conflit et de limiter ses effets déjà forts néfastes pour notre économie. Nous accueillons donc de façon positive le souhait démontré par chacune des parties d’entamer un nouveau blitz de négociations dès cette semaine et d’en arriver à une entente dans les plus brefs délais. Au nom de l’intérêt global de la région maskoutaine, nous réitérons publiquement aujourd’hui cet appel lancé à la négociation et à la conclusion d’une entente rapide. Nous suivrons de près les discussions et nous espérons que les efforts consentis par chacun feront en sorte d’assurer le développement à long terme de cette grande institution maskoutaine qu’est l’Hôtel des Seigneurs, de lui permettre de faire face aux nouvelles réalités du marché, mais surtout, de maintenir les emplois qui y sont occupés. Mario de Tilly, directeur général CLD Les Maskoutains Claude Corbeil, président Chambre de commerce et de l’industrie

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