19 mai 2011
Option du tunnel à quatre voies sur le boulevard Casavant
Le CN demande 205 000 $ pour une deuxième étude de faisabilité
Par: Le Courrier

Le Canadien National exige 205 000 $ pour l’élaboration d’une étude de faisabilité d’un tunnel à quatre voies sur la traverse du boulevard Casavant Ouest. Après une première étude portant sur la construction d’un tunnel à deux voies effectuée en 2008 au coût de 200 000 $, le conseil municipal dénonce l’exagération du CN.

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« Nous savions que ça ne serait pas facile de travailler avec le CN, c’est notre première épreuve », a admis au COURRIER David Bousquet, membre du comité stratégique chargé d’explorer l’option du tunnel à quatre voies.

Le comité également formé du conseiller Bernard Barré, du maire Claude Bernier, du directeur général Louis Bilodeau ainsi que du directeur du service du Génie Pierre Gabrielli a commandé au CN une soumission portant sur les coûts d’une mise à jour de l’étude réalisée en 2008 afin d’obtenir l’investissement nécessaire à la construction d’un tunnel à quatre voies.La réponse du CN a tôt fait de surprendre les membres du comité avec une offre de service atteignant 205 000 $ pour une toute nouvelle étude.« Nous avons été très très surpris par la soumission du CN. Ça n’a pas de sens de payer autant pour des ajustements comme le changement du nombre de voies qui passe de deux à quatre », a décrié le conseiller de La Providence et membre du comité, Bernard Barré.David Bousquet était lui aussi loin de s’attendre à un tel montant. « Selon nous, il n’y a qu’une petite partie de l’étude à refaire soit la conception du plan par un architecte », a indiqué le conseiller qui déplore l’exagération du CN. « La soumission du CN prévoit entre autres un budget de 50 000 $ pour refaire une étude des sols, alors qu’elle a été faite il y a trois ans. Les sols n’ont sûrement pas changé en si peu de temps! »Dans l’étude réalisée en 2008, le CN estimait à 16 M$, plus ou moins 40 %, les coûts de construction d’un passage souterrain à deux voies de circulation. Cette fois, sans avancer de chiffres sur le prix final, le CN planifie déjà une marge de manoeuvre de 25 %.« C’est une étude de professionnels, elle devrait donc être beaucoup plus précise. Personne n’a les moyens de jeter de l’argent par la fenêtre. Je refuse de signer des « chèques en blanc » », a évoqué Bernard Barré. « Si on peut construire un complexe récréoaquatique de 18 M$ sans trop dépasser les coûts, on peut le faire pour un tunnel non? », a insisté son collègue de Saint-Joseph, David Bousquet.

Le comité réclame une rencontre

Lundi, le comité stratégique a sollicité un entretien avec des responsables du Canadien National afin de négocier à la baisse le prix qui leur semble exagéré. « Il faut se rencontrer face à face pour clarifier les choses », croit le conseiller Bousquet.Malgré sa déception face à l’offre de service de la multinationale, Bernard Barré se dit optimiste quant à cette première rencontre. « Je préfère ne pas penser à un scénario pessimiste. J’ai l’impression qu’une fois assis à la même table, on va pouvoir s’entendre et trouver des solutions. »Si les réponses du CN ne sont toutefois pas satisfaisantes, David Bousquet estime que le conseil devra aller plus loin. « S’il faut aller jusqu’à l’Office des transports du Canada, on ira », a-t-il martelé, soulignant qu’il s’agit désormais d’une obligation morale envers la population.« Je sais que le conseil ne veut pas payer autant pour une étude semblable à la première, mais avec la résolution sur le mandat accordé au comité stratégique adoptée le 2 mai, le conseil s’est engagé à obtenir les coûts de construction », a conclu le conseiller de Saint-Joseph.

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