1 octobre 2020
Construction résidentielle
Le Complexe M entre dans une nouvelle phase
Par: Rémi Léonard

À gauche, Nellie Robin, présidente du Groupe Robin, en compagnie de son fils Alexis, l’inspiration derrière le nom du premier immeuble, ainsi que son père Robert Robin, fondateur de l’entreprise. À droite, le maire Claude Corbeil et la conseillère du district Bois-Joli, Claire Gagné. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Le Alexis comprendra 60 logements allant de une à trois chambres à coucher, répartis sur quatre étages. Des espaces de télétravail ont par ailleurs été pensés pour certaines unités. Photo gracieuseté

Avec le lancement du Quartier M, le complexe immobilier développé depuis une dizaine d’années par le Groupe Robin près de la sortie Girouard prend maintenant un virage vers la vocation résidentielle. La mise en chantier de cette troisième phase a été officialisée sur place à la mi-septembre par une pelletée de terre symbolique.

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C’est à cet emplacement, un peu plus au sud, en bordure de l’avenue des Grandes-Orgues, que trois immeubles locatifs comprenant chacun une soixantaine d’unités verront le jour. La livraison du premier d’entre eux, baptisé Le Alexis, est prévue pour l’été 2021.

Au terme de plusieurs phases subséquentes, c’est tout un quartier comprenant jusqu’à 1000 unités d’habitation résidentielles qui est projeté sur le vaste terrain compris entre l’avenue des Grandes-Orgues, le boulevard Casavant Est et la rue Girouard Est, en plus de nouveaux espaces commerciaux mixtes. Cet ensemble viendra « soutenir et renforcer » le pôle commercial déjà existant dans ce secteur, où sont apparus au fils des années plusieurs restaurants et boutiques, mais aussi un hôtel, un complexe médical, une tour à bureaux et une résidence pour retraités, par exemple.

Un concept distinctif

Dans le cas du Quartier M, la présidente du Groupe Robin, Nellie Robin, a décrit durant sa présentation un « véritable milieu de vie » à échelle humaine et axé sur le développement durable. Elle promet ainsi quantité d’espaces verts dans ce secteur, dont un parc central, une rue partagée, une piste d’athlétisme et des lieux dédiés à l’agriculture urbaine. Le projet inclut également une « gestion innovante des eaux pluviales » et un souci de bâtir des bâtiments écoresponsables qui vont « s’intégrer au dynamisme du quartier Bois-Joli ».

En lançant une telle proposition, Mme Robin espère insuffler une « dose d’optimisme » dans le contexte actuel de pandémie et rendre disponibles de nouveaux logements à Saint-Hyacinthe, une denrée rare par les temps qui courent, et ce, tout en respectant la « capacité de payer des Maskoutains », a-t-elle indiqué.

M pour…

Pour les curieux, Nellie Robin a également livré à cette occasion la signification principale du fameux « M » au cœur du concept. Ne cherchez pas plus loin, c’est avant tout pour souligner l’importance des « racines maskoutaines » de l’entreprise et du projet. En plus de se donner comme objectif de « mettre en lumière la richesse de l’histoire de Saint-Hyacinthe », le Quartier M a en effet été réfléchi en amont par plusieurs intervenants de la région au cours d’une démarche de « cocréation » qui a mis à profit des expertises variées, a souligné Nellie Robin.

Une petite touche de chauvinisme que partage sans gêne le maire Claude Corbeil, qui s’est dit particulièrement fier de voir des investissements majeurs réalisés par des « gens de chez nous ». « C’est un projet majeur, un projet porteur », a aussi déclaré le maire lors de son allocution. Misant sur une relance économique éventuelle, il a affirmé avoir « besoin de projets importants » présentement et s’est dit « pas mal impressionné » par le concept livré par le Groupe Robin. Pas étonnant puisque le Quartier M se vante de présenter une signature « 100 % maskoutaine ».

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