2 janvier 2020
Le compositeur maskoutain Frédéric Hébert dévoile L’aube
Par: Maxime Prévost Durand

Le compositeur maskoutain Frédéric Hébert lance, à 24 ans, son premier album solo, intitulé L’aube. Photo gracieuseté

L’aube est, à son sens littéraire, le commencement de quelque chose. Pour le compositeur maskoutain Frédéric Hébert, c’est aussi le titre de son premier album solo, lequel sera dévoilé le 14 janvier à l’occasion d’un lancement au Zaricot.

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Pendant près des deux ans, Frédéric Hébert a présenté des 5 à 7 jazz au bar-spectacle du centre-ville de Saint-Hyacinthe, où il reprenait d’autres compositeurs. Cette fois, ce sont ses propres compositions qu’il jouera avec son ensemble musical.

« C’est vraiment excitant, lance-t-il en entrevue avec LE COURRIER. On a souvent plein d’idées en tête et on ne les fait pas vraiment. Moi le premier! Mais j’ai décidé d’entamer le processus [de faire un album] et de voir que c’est finalement rendu à terme, c’est vraiment une fierté. »

Regroupant six morceaux, dont un interlude, L’aube a été créé principalement dans la dernière année. La plupart des pièces avaient été entamées il y a plus de cinq ans, puis mises de côté, rangées dans un tiroir qui ne demandait qu’à être rouvert.

« À un moment, j’ai retrouvé mes vieilles partitions et je trouvais qu’il y avait de bonnes idées. J’ai repris les compos et j’ai vraiment fait des sessions de composition », affirme celui qui mène des études en batterie à l’Université McGill.

Après avoir enregistré deux d’entre elles en studio à l’école, une « bulle » lui a traversé la tête et il a voulu en faire un album. « Au début, je pensais faire un petit EP, mais ça a fait boule de neige et j’ai décidé de faire un album complet. »

Et ça ressemble à quoi cet album? « Idéalement, il n’y a pas d’étiquette. Mais je dirais que c’est du jazz imagé, laisse-t-il tomber. C’est quand même du jazz, mais pas l’image du jazz que les gens ont en général, avec le swing. L’instrumentation est jazz et il y a beaucoup d’improvisation. Le langage jazz est présent parce que ce sont tous des musiciens de jazz qui jouent, mais il y a quand même une approche indie. C’est un mélange de musique écrite et improvisée. »

Si le titre de l’album reflète bien l’état d’esprit du projet, qui se veut le début d’un nouveau chapitre dans la carrière musicale du Maskoutain, le choix des titres des chansons s’est fait de façon plus aléatoire. À l’exception d’une pièce : « Sublimo ».

« C’est le latin de sublimation, explique-t-il. C’était pour représenter un changement d’état, d’un état d’âme, qui peut être soudain à cause de certains événements. […] C’était un truc de relation, je parlais au téléphone et ça m’a full changé d’état. Je suis allé dehors avec ma guitare et j’ai commencé à jouer quelque chose. Ça m’est resté et j’ai fait une toune avec ça. »

Bien qu’il s’agisse de son premier disque solo, le musicien de 24 ans avait déjà lancé un album par le passé, notamment avec son ancien groupe de rock progressif Citizens. L’un des membres de la formation, Jean-Michel Leblanc, le suit d’ailleurs toujours puisque la partition de guitare lui a été confiée sur L’aube. Frédéric a pour sa part joué la batterie en plus de composer toutes les pièces. Il s’est également entouré des musiciens Carl Mayotte (basse), Yannick Anctil (piano), Michael Johancsik (saxophone) et Édouard Touchette (trombone) pour former l’Ensemble Frédéric Hébert.

Pour le lancement de L’aube au Zaricot, le compositeur maskoutain jouera l’album dans son intégralité, en plus de laisser place à quelques moments d’improvisation en cours de soirée. Le duo Gen & Marcus assurera la première partie. Le disque sera disponible le soir même sur place, puis sur toutes les plateformes d’écoute en continu à partir du 14 janvier. Un autre lancement se tiendra du côté de Montréal, au Café Résonance, le 16 janvier.

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