8 novembre 2012
Le conseiller Côté ouvert aux négociations
Par: Le Courrier

Bien qu’il ne soit pas encore vendu à l’idée de conclure un pacte avec le groupe Syscomax, le conseiller municipal Donald Côté estime qu’un partenariat avec le secteur privé pour la construction de trois glaces – ce qui en ferait quatre avec la patinoire du stade L.-P.-Gaucher – mérite d’être considéré sérieusement.

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« À un moment donné, il faut faire des choix, et je suis d’accord pour une négociation. Mais nous en sommes encore aux balbutiements, il reste des choses à attacher », a-t-il commenté après la séance du conseil municipal de lundi.

M. Côté est l’un des membres du comité spécial qui a été formé à la Ville pour examiner la proposition de Syscomax. Cet examen a commencé par une visite du complexe de Chambly, qui a ouvert ses portes en septembre et qui a été entièrement réalisé par Syscomax. Un autre projet du genre est en cours de réalisation à Saint-Constant.« Ce qu’on nous propose, c’est presque une copie conforme de l’aréna de Chambly. Eux, ils sont en mode économie : ils n’ont pas à refaire tout le projet. S’il y a des extras, comme l’ajout de gradins, c’est la Ville qui doit les assumer », explique le conseiller.Il a précisé que la négociation allait surtout porter sur le coût de location des glaces, car la Ville doit s’engager à supporter au total, 3 000 heures d’utilisation du complexe, à un coût moyen voisinant les 300 $ l’heure. « Ça fait 900 000 $ par année : c’est l’entrée d’argent à laquelle ils s’attendent (de la part de la Ville) », a confirmé M. Côté.Il signale que ce sont les organisations sportives possédant déjà une entente avec la Ville – les équipes du hockey mineur, le patinage artistique et le patinage de vitesse, notamment – qui profiteraient de ces heures d’utilisation garanties. La participation financière de la Ville leur permettrait de conserver les mêmes tarifs de location que ceux dont ils bénéficient.Mais il en serait tout autrement pour les équipes des « ligues de garage », car elles devraient négocier directement les coûts de location avec le propriétaire du complexe sportif. M. Côté reconnaît que les équipes de hockey comme la sienne, qui font affaire avec la Ville et qui paient 150 $ ou 160 $ l’heure, pourraient voir la facture doubler. « Je présume que oui, parce que la Ville ne comblerait pas la différence. »Donald Côté a mentionné que la Ville estime ses besoins en patinoires intérieures à trois glaces et demie, de sorte que les trois arénas existants ne répondent plus à la demande. Il admet que le seul avantage pour la Ville d’une entente avec le privé, c’est de ne pas avoir à investir elle-même des capitaux dans la réalisation du projet. « Ces gens-là ne nous font aucun cadeau, et le terrain ne leur coûterait rien. Mais à Saint-Hyacinthe, nous avons déjà beaucoup investi dans les infrastrucures sportives. C’est peut-être dû au fait qu’à la Ville, nous avons beaucoup de conseillers et d’administrateurs issus du monde des loisirs, ce qui peut donner une couleur dans les choix d’investissements. C’est un constat, pas une critique, mais il nous faut aussi penser aux investissements à incidences économiques, comme le tunnel du boulevard Casavant », a-t-il conclu.

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