25 avril 2013
Le conte d’Hydro
Par: Christian Vanasse
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Il était une fois… Pierre-Karl Péladeau qui demandait la tête d’Hydro. On lui donne. Fin. Bonne nuit les enfants.

Ayoye. Radio-Canada a d’affaires à payer ses comptes à temps, sinon, ils vont se faire débrancher… haute vitesse! Hey. Le gars avait déjà le câble, la tévé pis la compagnie de téléphone, il a maintenant la compagnie d’électricité. Manque juste les chemins de fer, l’aqueduc pis la Promenade. Quand nous passerons Go, on lui devra 200 $ et on ira direct en prison. C’est ce que ça donne jouer au Monopoly avec le banquier. N’empêche, nommer PKP, qui a si souvent dénoncé la taille de l’État, à la tête de sa plus grosse société… c’est comme nommer Richard Martineau à l’UQAM. C’est ironique au point qu’on se demande s’il n’y a pas un peu de sérieux sous cette blague. Mais au fond, après lui avoir permis d’acheter Vidéotron à même le bas de laine collectif et construit un amphithéâtre aux frais du contribuable… PKP va finir par aimer l’État québécois. Et c’est peut-être parce qu’il se sent redevable que le magnat des médias fait ce « don de soi » au peuple. Bénévolement, souligne-t-il gratuitement. Le boss est sincère, écrivent les remplisseux du Hournal de Mourial entre deux annonces de La Voix, ce qu’il veut le plus au monde, c’est le pouvoir… celui du peuple évidemment. La seule chose qui le motive est l’intérêt, celui du peuple bien sûr. Et pour le président du CA d’Hydro, comme pour le magnat des médias, l’important pour le peuple, c’est qu’il soit branché le peuple. Qu’il ait de l’électricité en tout temps. Afin que ses écrans restent ouverts tout l’temps… et que le peuple découvre le pouvoir infini du câble!

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