20 juin 2019
Batteur au sein d’un groupe de métal francophone
Le côté « thrash » de Guillaume Leblanc
Par: Maxime Prévost Durand

Le Maskoutain Guillaume Leblanc (à droite) fait partie du groupe de métal francophone Thrash La Reine en compagnie d’Anthony Domm-Bélisle et de Renaud Baril. Photo gracieuseté

Dans la vie de tous les jours, le Maskoutain Guillaume Leblanc est coordonnateur aux ventes au COURRIER, il est un père de famille et un conjoint. Ce que bien peu de gens savent, c’est qu’il est aussi le batteur d’un groupe de métal francophone en compagnie de ses amis montréalais Renaud Baril et Anthony Domm-Bélisle. Ensemble, ils forment Thrash La Reine.

Le trio vient tout juste de lancer à la fin mai un premier EP officiel, intitulé La foi, la loi, la croix, disponible sur Bandcamp. Celui-ci comprend six chansons, dont « Le rédempteur », « Pourchasser le dragon » et « Du sang sur les plaines ».

Mélangeant power metal et punk, avec des lignes vocales mélodiques, Thrash La Reine regroupe un peu toutes ses influences dans sa musique, qu’il s’agisse de Judas Priest et Metallica ou d’Anonymus et les Vulgaires Machins.

« J’ai déjà eu les cheveux longs, dit en riant Guillaume Leblanc, dans une entrevue à laquelle étaient également présents les autres membres du groupe, lundi, avant un spectacle qu’ils allaient donner à Québec. J’ai toujours aimé le métal, même si les groupes pour lesquels j’ai joué avant étaient plus pop rock. »

C’est d’ailleurs dans un groupe précédent, qui s’appelait Effet Domino, qu’il a fait la rencontre d’Anthony. Le frère de Renaud faisait également partie de cette formation pop rock francophone. Au fil des années, Guillaume a par la suite fait partie d’un groupe de reprises de Nirvana avec Anthony et Renaud. « Ils avaient déjà Thrash La Reine, qui avait un autre nom à l’époque, et leur batteur venait de partir, donc je me suis joint à eux », poursuit celui qui a étudié en percussion classique au Cégep de Drummondville.

Dans l’esprit de Thrash La Reine – ça s’écrit bien avec deux « h », il faut consulter la foire aux questions de leur site Internet pour tout comprendre de la signification de leur nom -, chaque chanson se veut en quelque sorte un regard sur la société dans laquelle on vit ou sur notre histoire.

« Les thématiques abordées sont assez variées, mais on essaie de ne pas être trop sérieux. Il y a un côté ludique aux chansons. “Pourchasser le dragon” parle de l’addiction aux jeux vidéos, puis on a une autre chanson qui est sur les Plaines d’Abraham », donne en exemple le Maskoutain.

Même si la scène du métal est bien vivante au Québec, rares sont ceux qui le font dans la langue de Molière. « C’est un défi parce qu’on n’a pas tant de références que ça, estime le chanteur et guitariste, Renaud Baril, qui écrit l’ensemble des paroles. Au Québec, il y a Anonymus qui est bien connu, mais ça reste un territoire un peu inexploité et ça fait qu’on se démarque. »

Afin de s’assurer que le défi soit bien relevé, Thrash La Reine a fait appel à l’ingénieur de son Pierre Rémillard, fort respecté sur la scène métal et punk rock québécoise. « On voulait travailler avec lui parce qu’on considérait que c’était la meilleure personne pour nous aider à ce que ça sonne métal tout en incorporant le côté francophone », soutient Anthony Domm-Bélisle.

Une grande célébration de métal francophone, à laquelle participera Thrash La Reine, se tiendra d’ailleurs dimanche soir aux Katacombes, à Montréal, dans le cadre des festivités de la Saint-Jean-Baptiste. « Des partys de la Saint-Jean, il y en a plein, mais souvent, c’est plus de la musique rock ou festive. Nous, ça va être une soirée métal pour ceux qui ont aussi une fibre patriotique », affirme Guillaume Leblanc. En plus de jouer tout son répertoire, Thrash La Reine promet quelques surprises, dont une version revue de la pièce « Au chant de l’alouette ».

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