30 août 2012
Le demi-costume fait son entrée à Fadette
Par: Maxime Prévost Durand
Amély Pronovost (secondaire 3) et sa demi-soeur Doriane Dufresne (secondaire 5) avec leur nouvel uniforme, celui porté par tous les élèves de l'école secondaire Fadette depuis ce matin lors de la rentrée en classe de tous les niveaux.

Amély Pronovost (secondaire 3) et sa demi-soeur Doriane Dufresne (secondaire 5) avec leur nouvel uniforme, celui porté par tous les élèves de l'école secondaire Fadette depuis ce matin lors de la rentrée en classe de tous les niveaux.

L’école secondaire Fadette débute la rentrée avec une nouveauté. Tous les élèves fréquentant l’établissement portent depuis ce matin le demi-costume aux couleurs de l’école.

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La décision avait été rendue l’an dernier. Le conseil d’établissement avait opté pour cette position à la suite d’un sondage électronique envoyé aux parents.

La bataille que mène la direction pour faire respecter le code de tenue vestimentaire était l’une des raisons principales de cette initiative. « Le port d’un chandail uniforme pour tous viendra régler une grande partie du problème », avait expliqué le directeur Gaétan Dion.Bien que les élèves n’aient pas été consultés directement, tous ne sont pas contre l’idée. Doriane Dufresne, étudiante en secondaire 5, voit l’arrivée du polo aux couleurs de l’école Fadette d’un bon oeil. « Je suis d’accord avec le fait d’avoir le demi-costume. Le matin, je ne savais pas toujours comment m’habiller. Le soir, je préparais mes vêtements que j’allais porter le lendemain et en me réveillant le matin, je n’avais même plus le goût de les porter. Maintenant, j’aurai juste besoin de choisir une couleur, ce sera bien plus simple. »Un choix de quatre couleurs est proposé pour les polos : bleu marine, bleu denim, bourgogne et blanc. Chandails à manches longues et d’éducation physique font également partie des morceaux imposés.Au total, Doriane a 11 chandails différents aux couleurs de l’école Fadette, portant le montant de la facture à 300 $. Son beau-père, Rémy Pronovost, croit qu’au final, c’est économique. « On économise un peu d’argent, mais surtout du temps. On n’aura pas besoin d’aller faire la tournée des boutiques pendant des heures. Ça ne revient pas vraiment plus cher que d’acheter des vêtements pour la rentrée », estime-t-il.La question de l’intimidation est aussi abordée par Doriane. « Les élèves dont les parents ont moins de moyens, ça ne se verra plus nécessairement. Ils ne pourront plus se faire niaiser à cause de ça, tout le monde va avoir le même chandail. »

Saint-Maurice en 2013

Les étudiantes du Collège Saint-Maurice auront à leur tour un uniforme à la rentrée 2013-2014. La consultation s’est faite au cours de la dernière année auprès des parents, des élèves, des enseignants et de la direction.

Un comité a par la suite sélectionné le fournisseur L’habit fait la mode, une entreprise « à la mode et au goût des filles », souligne Jean-Pierre Jeannotte, directeur général du Collège Saint-Maurice. Un style classique et un autre plus sportif et décontracté seront proposés aux adolescentes. Au total, une vingtaine d’articles seront offerts pour faire une garde-robe aux couleurs du Collège.La majorité des étudiantes sont favorables à l’arrivée de l’uniforme, ou plutôt de la « garde-robe scolaire ». Dans un sondage réalisé dans les classes, 70 % des élèves donnait leur accord à son implantation. « On les implique beaucoup, on ne veut pas les bousculer », affirme M. Jeannotte. « Nous avions déjà songé à l’uniforme il y a quelques années, mais l’idée n’avait pas fait son chemin. Cette fois-ci, l’approche n’a pas été différente, les jeunes étaient tout simplement prêts à ce changement. »Le directeur général du Collège Saint-Maurice estime à 450 $ les coûts que devront débourser les parents pour l’achat de l’uniforme. Cette somme permettrait de se procurer entre quatre et six ensembles. « Il sera possible de s’en tirer à moindre coût, mais globalement, c’est le montant que les parents payeront », conclut-il.

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