10 octobre 2019
carte blanche
Le dernier droit
Par: Pierre Bornais
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Dans dix jours, nous connaîtrons quel parti formera le prochain gouvernement du Canada. Les débats appartiennent au passé et il ne semble pas, selon les sondages, que l’exercice ait permis de dégager un mouvement déterminant au chapitre du vote. Tout au plus, ils ont confirmé une nette division du pays entre l’ouest et l’est! Et de confirmer que la question de l’environnement s’est imposée au cœur de la campagne.

Chaque formation politique a été obligée de prendre position sur les éléments fondamentaux de cette problématique qui est devenue une préoccupation universelle. Comment ne pas remarquer toutefois que les véritables enjeux en la matière n’ont pas été abordés; il y a des promesses diverses, mais cela vaut bien peu au final.

Il faut dire qu’il est surprenant de constater le nombre d’individus dans nos sociétés modernes qui préfèrent nier la réalité, préconisant une course en avant. Et tout le contexte actuel fait en sorte qu’il serait sans doute suicidaire pour une formation politique, en pleine campagne, d’entrer dans une telle approche de vérité.

Dans les faits, personne n’a osé, alors que tous les politiciens sont en mode séduction, tenir un discours réaliste sur la portée réelle des changements à apporter. Et qui toucheront tout le monde sans exception, aussi bien dans notre vie au quotidien que dans notre façon de préparer notre avenir.

C’est un manque de courage notable de la part des principaux partis, alors que les libéraux parlent d’oléoduc et de planète verte, selon où ils se trouvent. Et que les conservateurs préconisent la mise en place d’un pipeline « coast to coast » et l’équivalent au niveau de la fourniture d’électricité.

La seule certitude qu’il reste aux électeurs, c’est que le nouveau gouvernement traitera le problème de haut!

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