30 janvier 2014
Bureau de tourisme et congrès de Saint-Hyacinthe
Le directeur général se fait montrer la porte
Par: Le Courrier

Le Bureau de tourisme et congrès de Saint-Hyacinthe (BTC) a congédié son directeur général, Sylvain Laliberté, en poste depuis neuf ans. Cette décision est en vigueur depuis le 16 janvier et a été annoncée cette semaine.

Publicité
Activer le son

La direction du BTC n’a pas voulu préciser la nature du congédiement puisque le dossier est présentement entre les mains de firmes d’avocats, de part et d’autre.

Les procédures judiciaires ont été engagées par Sylvain Laliberté, a soutenu le président du BTC, Steve Deslauriers. Rejoint par LE COURRIER à son domicile, l’ex-directeur général a lui aussi refusé de commenter la situation. Il a toutefois rappelé qu’il y avait toujours « deux côtés à une médaille » et espère que les procédures se dérouleront dans le respect. L’intérim du poste de directeur général est assuré depuis la mi-janvier par Isabelle Cordeau, employée par le BTC à titre d’adjointe au tourisme. Son travail dans le cadre de ses fonctions temporaires a d’ailleurs été reconnu par Steve Deslauriers en conférence de presse. « Nous nous assurons que les opérations du BTC se poursuivent malgré la période de recrutement. Le nouveau directeur général devrait entrer en fonction d’ici trois semaines environ », a expliqué le président du BTC. La période de candidature se terminait le 29 janvier et selon M. Deslauriers, plus d’une trentaine de candidatures auraient été reçues. Isabelle Cordeau a cependant indiqué qu’elle n’avait pas postulé pour diverses raisons professionnelles et personnelles.

Virage vers le tourisme d’agrément

La direction générale du Bureau de tourisme reconnait qu’elle a négligé ces dernières années le tourisme d’agrément au profit du tourisme d’affaires, une décision qui pèse lourd au lendemain de la fermeture de l’Hôtel des Seigneurs.

« Le tourisme d’affaires représentait 75 % de nos activités contre seulement 25 % pour le tourisme d’agrément. Avec le déclenchement de la grève [à l’hôtel], nous avons pris conscience qu’il aurait été préférable de se concentrer davantage sur le tourisme d’agrément. Mais là, nous avons l’opportunité de rebondir », croit Steve Deslauriers. Des discussions ont été entamées avec la Ville afin que le BTC prenne sous son aile diverses activités, dont l’événement gourmand Le rendez-vous des papilles. « On se doit d’être présents aux papilles. Nous avons demandé un siège sur leur conseil d’administration », a annoncé M. Deslauriers. La conseillère municipale et représentante de la Ville au conseil d’administration du BTC, Johanne Delage, a renchéri en affirmant « qu’il y avait une volonté politique de la part de la Ville d’aller vers le tourisme d’agrément ». Le budget de fonctionnement du BTC, un organisme paramunicipal, est de 441 600 $ par année, dont 357 000 $ sont remis par la Ville de Saint-Hyacinthe.

image