13 avril 2017
Entre les lignes
Le feu sacré
Par: Le Courrier

C’est avec émotion que j’ai demandé aux journalistes Rémi Léonard et Maxime Prévost-Durand de replonger dans nos archives pour souligner les 25 ans de l’incendie du collège Saint-Maurice. Et comme ils n’étaient pas nés lors de ce sinistre historique, ils ont relevé le défi sans idée préconçue.

Pour dire la vérité, cela fait au moins quatre ans que l’idée de présenter un tel dossier et d’aller à la rencontre des témoins hantait mon esprit. Je n’attendais que les années passent, sachant fort bien qu’on ne souligne pas un 22e anniversaire. Ce devoir de mémoire me semblait nécessaire, d’autant plus que les témoins d’hier sont nombreux et leurs souvenirs frais en mémoire. Pour avoir signé le reportage soulignant le 75e anniversaire de l’incendie du collège Sacré-Cœur en janvier 2013, je suis à même de mesurer la complexité que représentera cet exercice dans 25 ou 50 ans. 

Alors aussi bien souligner le 25e anniversaire comme il se doit, d’autant plus que cet incendie a marqué à peu près tous les Maskoutains de 35 ans et plus.

Autant dans sa violence que dans sa démesure, en emportant tout un collège ainsi que la Maison-mère de la congrégation des Sœurs de la Présentation de Marie. Sachez que je n’ai jamais été dans le camp de ceux qui ont blâmé nos pompiers, comme l’ont fait sans surprise les assureurs. En ce qui me concerne, nos valeureux pompiers ont fait au mieux de leurs connaissances avec les moyens du bord, c’est-à-dire des équipements peu sophistiqués. Si le bilan a été lourd au niveau des pertes matérielles, qu’il n’ait fait aucune victime reste à ce jour un véritable miracle. C’est ce qui importe, non?

Pour ma part, ce ne sont pas tant les images du sinistre qui me reviennent en mémoire que la formidable solidarité dont a fait preuve la communauté maskoutaine pour aider les étudiantes à compléter leurs études et les religieuses à se relever. Les Maskoutains sont décidément capables de grandes et belles choses quand ils se mobilisent pour une cause qui leur tient à cœur. 

Nous avons la capacité de rebondir quand une terrible épreuve nous affecte. Il est bon de nous rappeler cette résilience de temps à autre.

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