14 mars 2013
Le hockey en pleine expansion à Saint-Hyacinthe (2)
Par: Le Courrier
L'équipe Saint-François-Xavier de la ligue de hockey junior de 1931-1932.

L'équipe Saint-François-Xavier de la ligue de hockey junior de 1931-1932.

1926, une année charnière

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La semaine dernière, nous avons vu qu’une équipe maskoutaine de hockey faisait partie la section B de Ligue des Cantons de l’Est.

Sur la glace, l’équipe s’en tire assez bien. Les frères Viger mènent le bal chez les attaquants et un certain Maranda garde les buts. Lorsqu’il est en forme, ce dernier accorde peu de buts. Tant et si bien que le 2 février, lors d’une victoire de 4 à 0 contre Asbestos, la foule scande « On a notre Vézina ». Les partisans sont loin de se douter que le cerbère des Canadiens de Montréal décèdera quelques semaines plus tard.Au terme de cette brève saison, les joueurs locaux terminent avec une fiche de trois victoires et trois défaites et concèdent le championnat de la section B à Richmond. Bien peu de matchs il faut dire. Mais, en plus de prendre part aux activités de la ligue, les joueurs de Saint-Hyacinthe affrontent d’autres équipes à cinq reprises au cours des mois de janvier et février. Huit parties auront donc été présentées « à domicile » au cours des mois de janvier et février 1926.

1926, une année charnière

L’existence de nombreux clubs en 1926 fait de cette année une période charnière de l’organisation du hockey à Saint-Hyacinthe. En plus des équipes qui se disputent la victoire sur la patinoire du Patro et de la présence d’une équipe maskoutaine au sein de la Ligue des Cantons de l’Est, une ligue de hockey se met en branle dans notre ville.

L’organisation d’une ligue civile locale peut s’expliquer par une pratique soutenue du hockey au Séminaire et au Patro depuis un certain temps. Mais le point déterminant de la naissance de cette ligue civile semble résider dans la popularité de l’équipe qui représente Saint-Hyacinthe depuis quelques années. Tous ces facteurs contribuent à une hausse de la pratique au sein de la population adulte. Ainsi, à compter de janvier 1926, de jeunes hommes se disputent le championnat de la Ligue du Quartier 5. Cette ligue junior, composée des équipes Vermont, E.T. Corset, Black Horse et Canadien indépendant, met en vedette de jeunes adultes de 17 à 20 ans. Les parties de la Ligue du Quartier 5 se déroulent le dimanche après-midi et le mercredi soir sur la patinoire située sur les terrains de la gare du Canadien National. Cette gare se trouve sur la rue Dessaulles, entre les rues Sainte-Catherine et Desaulniers. Le nom des clubs indique que certaines équipes bénéficient d’un soutien financier provenant d’une brasserie ou d’une manufacture. En plus des activités de la ligue, certaines formations se disent prêtes à relever des défis. Ainsi, le Black Horse se mesure au St-Joseph d’Yamaska et le Canadien indépendant affronte une équipe du Patro. À la fin de l’hiver, le Canadien indépendant joue un deux de trois contre le club Millionnaire pour un enjeu de 50 $. Il semble bien que ce soient les joueurs du Canadien indépendant qui soient les plus redoutables. Vers la fin février, ils occupent le premier rang du classement avec cinq victoires et une défaite.Au cours du mois de février 1926, le journal La Patrie publie un article sous le titre « Le hockey en vogue à Saint-Hyacinthe ». On y apprend que deux clubs de la Penman s’affrontent un samedi après-midi. En plus de la victoire des Tricoteurs sur les Fileurs, on peut y lire qu’une joute entre jeunes filles a eu lieu quelques jours auparavant. Ce sont les premières traces du hockey féminin à Saint-Hyacinthe.Répondant dorénavant à un besoin, la ligue poursuivra ses activités et portera le nom de « Ligue du quartier 5 » en 1927. Très impliqué dans le hockey local, Eugène Payan devint le président de cette ligue. Les parties se déroulent à la patinoire du quartier 5 et la patinoire Corona au centre-ville. Une cinquième équipe joint les rangs de la ligue et les formations portent les noms de Penman, Good Year, Clairon, Maskoutain et Black Horse. L’année suivante, l’organisation changera de nom pour celui de « Ligue de la Cité de Saint-Hyacinthe », une appellation qui sera utilisée pendant plusieurs années. À la fin de la saison 1929-1930, les quatre équipes de la ligue disputent 12 rencontres et ce sont les joueurs du Maskoutain qui remportent le championnat. On les félicite! À suivre.

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