28 mars 2013
Le hockey en pleine expansion à Saint-Hyacinthe (4)
Par: Le Courrier
Une équipe championne du Séminaire de Saint-Hyacinthe

Une équipe championne du Séminaire de Saint-Hyacinthe

Du hockey au collège

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Lors de la saison 1932-1933, en plus des formations de la Ligue de la Cité, une nouvelle ligue junior regroupe quatre clubs qui bataillent sur la patinoire des Zouaves les mercredis, samedis et dimanches. Chez les seniors, les joueurs du Maskoutain remportent le championnat de la Cité pour une deuxième année consécutive. Avec huit buts, Raymond Vaillancourt trône au sommet du classement des marqueurs. Lors des séries, ce joueur s’illustre avec deux autres buts et il permet à son club de remporter la coupe tant convoitée.

En janvier 1934, les dirigeants de la ligue de Gouret de la Cité de Saint-Hyacinthe font connaître leur décision de réduire le nombre de parties à la saison. La principale raison invoquée demeure le peu d’intérêt manifesté par le public, ce qui entraîne une chute dramatique des revenus. Après une saison sans hockey organisé, une nouvelle ligue voit le jour pour la saison 1935-1936. Il s’agit de la « Ligue des manufactures » formée des clubs Gotham, Consolidated, Jeunes Gens et Goodyear. Trois ans plus tard, plusieurs personnalités célèbrent une troisième année d’activités lors de l’ouverture de la saison 1937-1938. Cette organisation qui compte toujours quatre clubs délaisse les termes « manufacture » ou « industrielle » pour redevenir la Ligue de hockey de Saint-Hyacinthe. Au fil de la décennie 1930, cette ligue senior aura permis à de nombreux joueurs maskoutains de s’amuser au sein d’une structure organisée.

Du hockey au collège

Au début du XXe siècle, s’il est un endroit où l’on pratique le hockey avec régularité dans notre ville, c’est bien au Séminaire de Saint-Hyacinthe. Enfin libérés de la rigueur des études, les étudiants peuvent s’exprimer plus librement en jouant au hockey dans la joie et la bonne humeur.

Dans son Histoire du hockey au Québec, l’historien Donald Guay affirme qu’en 1900, « la pratique du hockey est attestée dans pas moins d’une quinzaine de collèges ». En ce qui a trait au Séminaire de Saint-Hyacinthe, les photos du début du siècle révèlent l’existence de trois patinoires dans la cour de l’école. Un cliché témoigne également d’une équipe championne photographiée devant un décor soulignant le centenaire du Séminaire en 1911.

Du hockey au Patro

Au début du vingtième siècle, le clergé entretient une certaine méfiance à l’égard de la pratique sportive. Malgré les réticences et les débats qu’il livre sur les exercices corporels, le clergé démontre une ouverture graduelle sur la question en devenant lui-même un pourvoyeur de loisirs. À Saint-Hyacinthe, cet engagement prend forme lors de l’ouverture du Patronage le 8 octobre 1905.

Située sur la rue Girouard Ouest, sur le site actuel des Terrasses du Patro, cette oeuvre de charité a pour but l’éducation de la jeunesse par des activités parascolaires. Elle est fondée et maintenue jusqu’en 1968 par la Congrégation des Frères de Saint-Vincent-de-Paul.À une époque où les loisirs de quartiers n’existaient pas encore, un grand nombre de jeunes Maskoutains fréquentent cette institution. Bien que la musique et le théâtre y occupent une place importante, les jeunes hommes peuvent se dépenser physiquement en jouant au hockey et au baseball. L’état actuel de nos recherches ne permet pas de déterminer à quel moment les frères aménagent une patinoire pour le patinage et le hockey.Par contre, en janvier 1927, le Clairon publie le résumé d’une partie entre l’équipe de Roméo Lafrance de Saint-Hyacinthe et l’équipe de l’Union Saint-Louis, dirigée par Paul Tétreault. L’année suivante, le Patro compte trois ligues regroupant onze équipes. Il y a d’abord la Ligue du Cercle Notre-Dame qui se compose de quatre équipes de jeunes de 18 à 22 ans. Puis, on retrouve les joueurs de 14 à 17 ans divisés en deux équipes au sein de la Ligue Saint-Louis-de-Gonsague. Finalement, la Ligue Union des Saints-Anges, formée de cinq équipes divisées en deux sections, est mise sur pied pour les jeunes de 8 à 14 ans. Quelques années plus tard, lors de la saison 1931-1932, trois clubs de hockey forment la Ligue de Gouret du Patronage. Ces équipes, réunissant une dizaine de joueurs du Cercle Notre-Dame, portent le nom d’Éclaireur, de National et d’Aiglon. La saison comporte neuf parties jouées entre le 7 et le 28 janvier. Les activités de hockey se poursuivront d’année en année sur une longue période. Qu’on le veuille ou non, les frères Saint-Vincent-de-Paul auront joué un rôle déterminant dans le développement du sport à Saint-Hyacinthe. Pendant une grande partie du vingtième siècle, les jeunes qui n’auront pas la chance de faire leurs études au Séminaire — où plusieurs patinoires seront aménagées — pourront s’initier et jouer au hockey dans la cour du Patronage.

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