19 novembre 2015
Diffusion en temps réel : l’iPad au service de l’enseignement
Le iPad révolutionne les méthodes d’enseignement
Par: Jennifer Blanchette | Initiative de journalisme local | Le Courrier
Diffuser en temps réel les manipulations effectuées dans les labos de sciences, voilà le pari qu’a relevé l’enseignante du Cégep de Saint-Hyacinthe, Huguette Thibeault, grâce à son iPad.  Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Diffuser en temps réel les manipulations effectuées dans les labos de sciences, voilà le pari qu’a relevé l’enseignante du Cégep de Saint-Hyacinthe, Huguette Thibeault, grâce à son iPad. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Si le iPad s’est taillé une place de choix dans la vie quotidienne, il avait encore du chemin à faire avant de se retrouver sur les bancs d’école. Depuis 2013, ­l’enseignante en biologie au Cégep de Saint-Hyacinthe, Huguette Thibeault, l’utilise pour diffuser en temps réel les manipulations qui se déroulent dans ses laboratoires de science, une idée qui lui a valu une invitation à Science on stage, à Londres, en juin dernier.

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Il y a déjà cinq ou six ans qu’Huguette ­Thibeault s’interrogeait sur la possibilité de transmettre en direct les expériences que les techniciennes ou elle réalisaient en laboratoire.

Après avoir utilisé un appareil de ­diffusion de type Proscope pour ­transmettre des images à ses élèves, ­l’enseignante découvre en 2013 le iPad ainsi que la mobilité qu’il offre.

Toutefois, c’est lorsqu’un collègue ­informe Mme Thibeault de l’existence du boîtier Apple TV que son idée de diffusion en temps réel atteint son plein potentiel. Grâce à la liberté de mouvement offerte par le iPad et à la diffusion assurée par le Apple TV branché au projecteur de la classe, Huguette Thibeault peut se ­déplacer partout en laboratoire et relayer à l’écran les manipulations en cours.

« Avant, la technicienne devait passer dans les sous-groupes d’élèves pour ­montrer chacune des manipulations. Maintenant, peu importe ce que je filme, mes élèves voient sur grand écran, en temps réel, ce qui est difficile à voir lorsque l’on travaille dans un grand ­laboratoire ou sur de petits objets en microbiologie », explique Mme Thibeault.

Sa méthode d’enseignement a rapidement été adoptée par les élèves qui « se sentent rassurés, voient mieux et peuvent visionner à nouveau les images ou les vidéos faites en classe avant les ­examens. Je m’en sers lors de nos ­révisions, ce que les élèves apprécient ».

Huguette Thibeault souligne que les étudiants sont également moins ­dépendants de l’aide offerte par la technicienne. « En 1 h 30, elle n’a eu aucune question! »

Une idée qui fait du chemin

En juin, Huguette Thibeault s’est envolée à Londres pour le Science on stage Europe, un rassemblement au cours duquel des enseignants en provenance de 25 pays ont présenté leurs projets pédagogiques.

« C’était fascinant de voir que les enseignants voulaient aussi un iPad, qu’ils avaient le même besoin que moi. D’après ce que j’en sais, l’organisation de Science on stage Europe a trouvé mon idée ­brillante », affirme humblement la ­professeure.

Avant de mettre le cap vers Londres, Huguette Thibeault avait soumis son ­projet au pendant canadien de Science on Stage, lequel avait évidemment retenu sa candidature.

Une portion du séjour à Londres de Mme Thibeault a été défrayée dans le cadre du programme de soutien à la mobilité enseignante à l’international du ministère de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la ­Recherche géré par la Fédération des Cégeps. Le Cégep de Saint-Hyacinthe a également offert son soutien financier.

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