9 janvier 2020
Seconde faillite et relance de Snoc
Le manufacturier de luminaires devient Snoc 1954
Par: Jean-Luc Lorry

Après avoir déposé son bilan, le manufacturier de luminaires Snoc poursuit ses activités sous le nom Snoc 1954 dans ses installations situées sur l’avenue Centrale dans le quartier Saint-Joseph. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Snoc fabrique une large gamme de luminaires extérieurs haut de gamme. Photo gracieuseté

Dix ans après avoir déclaré faillite et relancé ses activités sous une autre raison sociale, le fabricant maskoutain de luminaires extérieurs haut de gamme Snoc répète l’exercice en déposant son bilan et en repartant à neuf sous le nom de Snoc 1954, en référence à l’année de fondation.

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« L’entreprise a dû déposer le bilan puisqu’elle ne pouvait plus payer son créancier principal qui est la Banque de Montréal », justifie Richard Circé, président de Snoc, en entrevue au COURRIER.

Également copropriétaire de l’entreprise, M. Circé attribue entre autres les déboires financiers de Snoc à la concurrence exercée par la vente en ligne de produits d’éclairage.

« Nos produits sont distribués auprès de grandes enseignes comme Rona et Home Depot. Nos ventes ont diminué depuis que Rona appartient à l’entreprise américaine Lowe’s », mentionne le dirigeant comme une autre raison de la faillite.

Les documents fournis par Richard Circé indiquent un passif de 4 952 322 $. Au total, 173 réclamations figurent sur la liste des créanciers non garantis, dont la Banque de Montréal (1 542 000 $), la Banque de Développement du Canada (1 080 000 $) et Investissement Québec (700 000 $).

Parmi les entreprises touchées par cette faillite, 25 sont situées à Saint-Hyacinthe. Celles qui y perdent le plus dans cette affaire sont Ovotech (5639 $), Plastique Yamaska (5012 $), MS Geslam Informatique (3659 $) et Outillages Migmaro (3136 $). Le Cégep de Saint-Hyacinthe apparaît également sur cette liste avec une créance de 3707 $. Dans ce dossier, il n’y a aucun créancier garanti.

Reprise par un ancien proprio

Pour éviter la liquidation, les actifs de Snoc ont été vendus à Jean Larouche, propriétaire de la bâtisse à qui l’entreprise devait 1 M$. Celui-ci connaît bien cette usine puisqu’il a été président-directeur général de Snoc et propriétaire de 1992 à 2003, date à laquelle M. Larouche a vendu son bien à Éclairage Divcom, une entreprise montréalaise.

Sept ans plus tard, en 2010, en raison de difficultés financières à la suite d’acquisitions aux États-Unis, Snoc déclare faillite. Jean Larouche revient dans le décor, rachète le tout et redémarre la machine sous le nom de Snoc 2010.

Selon nos archives, Snoc affichait un passif de 9,8 M$ et un actif de 3,5 M$ en février 2010. « Les actifs sont à zéro dans le présent bilan puisque la vente de ceux-ci a eu lieu avant la faillite », précise Richard Circé.

En 2011, M. Larouche vend une seconde fois son entreprise, mais cette fois à trois actionnaires, dont Richard Circé. Depuis sa fondation en 1954 par Georges Sansoucy, l’entreprise a changé de propriétaires environ sept fois, selon les souvenirs de M. Circé.

Celui-ci assure que ce nouveau départ pour Snoc ne provoquera pas de mises à pied. « Personne ne perd son emploi. Il s’agit d’une restructuration de la dette pour assainir le bilan », souligne Richard Circé.

L’entreprise située sur l’avenue Centrale dans le quartier Saint-Joseph compte 70 employés.

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