21 janvier 2021
Football collégial
« Le meilleur recrutement » des Lauréats, malgré la pandémie
Par: Maxime Prévost Durand

Malgré les perturbations occasionnées par la pandémie sur le monde du football, les Lauréats ont recruté un peu plus d’une quarantaine de joueurs depuis l’automne, du jamais vu pour l’équipe maskoutaine. Photothèque | Le Courrier ©

Même si la pandémie a passablement compliqué le travail de recrutement des équipes de football collégiales, avec l’annulation de la quasi-totalité des matchs du réseau scolaire cet automne, les Lauréats du Cégep de Saint-Hyacinthe s’en sont bien tirés. Très bien même.

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Pas moins de 45 joueurs ont déjà confirmé leur intention de se joindre à la formation maskoutaine en vue de la prochaine saison. Du jamais vu. Et pour la première fois, des athlètes provenant des régions de Québec, de Montréal et de l’Outaouais, notamment, se grefferont au giron des Lauréats.

« On est vraiment contents. C’est de loin le meilleur recrutement qu’on a jamais eu à Saint-Hyacinthe », lance avec fierté l’entraîneur-chef Sébastien Deschamps.

Au total, une vingtaine de vétérans voyaient leur parcours collégial prendre fin cette saison. Il fallait aussi prendre en compte l’incertitude qui plane toujours et qui pourrait décourager certains joueurs de poursuivre leur parcours au football. Les entraîneurs ont donc dû mettre les bouchées doubles au niveau du recrutement, d’où le nombre élevé de nouveaux venus.

Pourtant, tout était plus compliqué. Ou plutôt, « très différent » de ce à quoi les entraîneurs sont habitués. Comme les activités ont été fortement perturbées par les directives gouvernementales dans la lutte à la pandémie, il a fallu revoir les méthodes pour dénicher les meilleurs espoirs et les amener à se joindre aux Lauréats. Mais le fait que la saison ait été annulée a permis aux entraîneurs d’avoir plus de temps pour faire leurs recherches, souligne Sébastien Deschamps.

« On avait une liste de 1000 noms environ, donc c’était de faire le tri pour voir qui on veut cibler et qui serait un bon fit pour nous, explique-t-il. Ça a été beaucoup de discussions avec les coachs, ils nous ont donné un feedback le plus honnête possible. »

Habituellement, les entraîneurs se déplacent aux parties des équipes juvéniles pour réaliser leurs observations et approcher les joueurs. Là, ils ont dû se fier principalement aux séquences vidéo qui étaient à leur disposition.

« La vaste majorité des équipes [juvéniles] ont quand même pu faire des pratiques filmées qu’on a dû analyser. Certaines équipes ont aussi pu jouer un ou deux matchs de saison ou des matchs intraéquipes qui étaient filmés. »

Il n’est pas rare de voir des joueurs éclore lors de leur dernière saison juvénile, motivés par le rêve de poursuivre leur parcours d’étudiant-athlète au cégep. Mais il n’aura pas été possible de voir ces « surprises » apparaître sur les radars cet automne.

« Il n’y a pas vraiment de gagnants d’une situation comme celle-là [la pandémie], mais clairement, ce sont les finissants qui sont les plus perdants », avoue Sébastien Deschamps.

Il en est de même pour les finissants des Lauréats qui avaient espoir de se surpasser cet automne pour tenter d’attirer l’attention des équipes universitaires. Déjà six joueurs ont été recrutés au niveau universitaire dans les derniers mois, mais la cuvée aurait pu être encore grande, croit l’entraîneur-chef des Lauréats.

« Ce n’est pas fini, il y a encore des gars qui magasinent leur université, mais c’est sûr à 100 % qu’il y a des gars pour qui ça aurait été une année d’éclosion [et qui auraient pu se faire remarquer s’ils avaient joué] », souligne-t-il.

En plus d’avoir vu leur saison être compromise, les Lauréats devront patienter avant de lancer leurs entraînements hivernaux. En temps normal, les premières pratiques se tiendraient vers la semaine prochaine. Vu le contexte, tout avait été repoussé en février, mais on sait déjà que le premier entraînement prévu le 7 février ne pourra avoir lieu en raison des directives gouvernementales.

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