22 octobre 2015
Le milieu scolaire en grève le 28 octobre
Par: Jennifer Blanchette
Les enseignants de la CSSH et du Cégep de Saint-Hyacinthe procèderont à un débrayage d’une journée le 28 octobre. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Les enseignants de la CSSH et du Cégep de Saint-Hyacinthe procèderont à un débrayage d’une journée le 28 octobre. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Les membres syndiqués de la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe (CSSH) et du Cégep de Saint-Hyacinthe déclencheront une première journée de grève rotative le 28 octobre afin de protester contre la lenteur des négociations avec le gouvernement.

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Ainsi, enseignants, professionnels et membres du personnel de soutien des deux milieux scolaires déserteront les écoles pour débrayer durant 24 heures.

Ils se joindront au mouvement du Front commun syndical, lequel prévoit des grèves dans les régions de la Montérégie, de ­l’Estrie, du Centre-du-Québec et de la ­Mauricie mercredi prochain.

Dans un avis daté du 16 octobre, la direction de la CSSH a informé les parents et les élèves que les cours seraient levés le 28 ­octobre et que les services de garde seraient fermés.

Le Syndicat de l’enseignement Val-Maska (SEVM), qui regroupe plus de 1 170 enseignants de la CSSH, a indiqué que « [ses membres] veulent que le gouvernement se rende compte que toutes ces coupures et toutes ces tentatives de rattrapage sur le dos des élèves et du personnel ne mèneront qu’à l’affaissement de notre société ».

Blocus au conseil des commissaires

Les commissaires de la CSSH ont été forcés d’annuler leur réunion ordinaire, mardi, en raison d’un blocage effectué par plus de soixante enseignants du SEVM.

Puisqu’une quinzaine de commissaires et directeurs de la CSSH étaient retenus à l’extérieur du siège social de l’organisation, sur la rue Sainte-Anne, le quorum n’a pas pu être atteint pour la tenue de l’assemblée.

« Les membres du SEVM en ont assez de la sourde oreille. Ils veulent que leurs ­patrons prennent leurs responsabilités et qu’ils s’assurent que Québec négociera de bonne foi », a clamé le syndicat local par communiqué.

Portes ouvertes du Cégep boycottées

En plus d’une première journée de grève la semaine prochaine, le Syndicat des ­professeurs du Cégep de Saint-Hyacinthe a décidé de boycotter la journée portes ­ouvertes du Cégep qui devait se tenir le 25 octobre, forçant la direction de l’établissement à annuler l’activité.

« Nous voulons exercer de la pression sur la direction générale, qui représente la ­partie patronale. Nous ne faisons pas cela de gaiété de coeur. […] Il y a une méconnaissance du travail des professeurs de cégep. Les gens croient que nous enseignons et que nous retournons à la maison, avec un mois de congé à Noël et deux mois l’été. […] Les enseignants participent toujours en grand nombre aux portes ouvertes et nous ne sommes pas rémunérés pour le faire », a exprimé la présidente du syndicat, Selma Bennani.

Les syndiqués dénoncent l’augmentation de la précarité d’emploi ainsi que l’absence d’augmentation salariale les deux ­premières années dans les offres déposées par le gouvernement.

« La présence des enseignants étant ­nécessaire pour assurer le succès d’une telle activité, nous en sommes venus à la difficile conclusion que nous ne ­pourrons assurer l’intégrité et la qualité de l’événement dans le contexte », a indiqué par communiqué le Cégep de Saint-Hyacinthe.

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