13 juin 2019
Le Maskoutain lance le livre Les Cavaliers de la sauge
Le monde des cow-boys, selon Serge Locas
Par: Maxime Prévost Durand

Le Maskoutain Serge Locas raconte dans Les Cavaliers de la sauge les aventures qu’il a vécues dans l’Ouest américain, alors qu’il s’est rendu à plusieurs reprises sur des ranchs dans les années 1990 pour travailler avec les cow-boys. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Fasciné depuis toujours par le monde des cow-boys, le Maskoutain Serge Locas s’est rendu plus d’une fois sur des ranchs de l’Ouest américain dans les années 1990. Et les aventures qu’il y a vécues sont nombreuses. À force de les raconter, l’idée d’en faire un livre a fait son chemin, si bien qu’il vient tout juste de publier son premier roman, intitulé Les Cavaliers de la sauge.

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Dans ce récit qui se veut à la fois autobiographique et documentaire, l’enseignant à la retraite regroupe les péripéties des cinq voyages qu’il a faits sur ces ranchs afin d’en faire une histoire qu’il situe au Wyoming, « l’État le plus cow-boy » qu’il a visité.

« Tout ce qui est décrit a été vu et vécu », souligne Serge Locas, lors d’une rencontre avec LE COURRIER. Le nouvel auteur, que certains connaissent peut-être déjà pour son travail en arts visuels, estime qu’entre 85 et 90 % du livre est vrai, avec un « 10 à 15 % fictif, pour l’effet dramatique », lance-t-il en souriant.

Chaque fois que le Maskoutain retournait dans l’Ouest américain, c’était pour faire la même chose : participer au « round-up » d’automne pour le ranch qui l’accueillait, un travail qui consiste à rapatrier les vaches et les veaux éparpillés un peu partout sur le territoire, dans les montagnes et les grandes plaines.

Dans Les Cavaliers de la sauge, on le suit ainsi en train d’apprendre les rudiments du métier et s’imprégner de la culture des cow-boys en compagnie de son frère cadet Gérald, entouré de différents personnages qui ont réellement croisé leur route durant ces voyages.

L’histoire est truffée d’anecdotes, comme la fois où il tentait de contrôler son cheval indomptable ou celle où il s’est presque perdu dans une sombre forêt et où son cheval (un autre) lui a permis de retrouver sa route – et quelques bêtes au passage.

« C’est un livre d’aventure, oui, mais aussi très documentaire, soutient le Maskoutain. Quelqu’un qui lit ce livre, à la fin de sa lecture, il va se dire qu’il a appris des choses. Et il va avoir ri, du moins c’est ce que je souhaite. »

Pour ses enfants

Si Serge Locas a décidé de finalement mettre sur papier les aventures qu’il a vécues dans l’Ouest, la raison est d’abord et avant tout personnelle.

« Je voulais me raconter à mes enfants, dit-il humblement. Je me suis mis à écrire, sans prétention, tous les souvenirs que j’avais. »

Jamais il n’aurait cru que cela mènerait à la publication d’un livre. Surtout que le sujet des cow-boys n’est pas ce qui semblait emballer le plus les maisons d’édition, a-t-il constaté. Lorsqu’une première version a été écrite, il y a quelques années, l’auteur avait tenté sa chance auprès de quelques-unes, sans succès.

« Il y avait encore beaucoup de préjugés concernant le phénomène des cow-boys il y a quelques années, estime-t-il. Le livre Québec Western [NDLR, auquel il a participé] et l’exposition qu’il y a eu sur le sujet au Musée des beaux-arts de Montréal ont fait s’évanouir ces préjugés. »

Après avoir laissé de côté pendant quelques années son manuscrit, M. Locas l’a ressorti et l’a peaufiné avant de le soumettre aux Éditions Pierre Tisseyre, qui a sauté dans le projet. Pour accompagner l’histoire, l’ancien professeur d’arts plastiques, diplômé de l’École des Beaux-arts, a même mis à profit ses talents en dessin en illustrant certaines scènes çà et là à l’intérieur du livre.

Pour souligner la parution de Les Cavaliers de la sauge, Serge Locas tiendra un lancement ce dimanche 16 juin à la librairie L’Intrigue, de 14 h à 16 h.

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