18 avril 2013
Le père et le fils
Par: Martin Bourassa

C’est l’histoire d’un homme heureux et d’un papa comblé.

Celle de Denis Blanchard, l’ex-directeur général du CSSS Richelieu-Yamaska, avec qui j’ai eu l’occasion de parler mardi après-midi. Il y avait belle lurette que je n’avais pas eu de ses nouvelles, lui, l’administrateur brisé qui est tombé en disgrâce durant la saga de la bactérie C. difficile en 2007.Après un long purgatoire à l’Agence de santé et des services sociaux de Laval, il a renoué avec la direction générale d’un CSSS depuis un an.Il a maintenant sous sa gouverne deux CLSC et trois CHSLD.C’est un retour aux sources pour lui, dans un environnement qu’il connaît bien et où il semble être comme un poisson dans l’eau.Mais ce n’est pas pour cette seule raison qu’il nage dans le bonheur.C’est surtout parce que son fils Nicolas, choix de sixième ronde au repêchage de 2005, vient enfin d’atteindre, à 25 ans, la Ligue nationale de hockey après avoir passé six ans dans la ligue américaine, dans le club-école des Hurricanes de la Caroline. Six ans à rouler sa bosse dans les mineures, à apprendre son métier, à attendre un tour qui ne vient pas et à se battre au sens propre et au figuré pour garder son poste et obtenir sa chance de percer dans la grande ligue. Les Blanchard, père et fils, sont des gens de grande résilience, des êtres déterminés, qu’on se le tienne pour dit.Le fruit n’est pas tombé très loin de l’arbre, Nicolas a de qui tenir.Je n’ai aucun mal à m’imaginer toute la fierté qu’a dû ressentir Denis Blanchard mardi soir à Ottawa où il a assisté en personne, pour la toute première fois, à un match de son fils dans la LNH. Le clan Blanchard y était au grand complet, mené par la grand-maman de 83 ans de Nicolas. Les Hurricanes ont perdu 3-2, mais le résultat importe peu.Le numéro 72 a joué une dizaine de minutes et livré un furieux combat.Les Blanchard sont vraiment coriaces…

M.B.

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