26 mai 2011
Les cinq ans du Centre des arts Juliette-Lassonde
Le père fondateur sous les projecteurs
Par: Le Courrier
André H. Gagnon

André H. Gagnon

Au bilan des cinq premières années d’opération du Centre des arts Juliette-Lassonde, le tableau des réussites se fait on ne peut plus reluisant. Pour André H. Gagnon, qui a présidé la campagne de financement de la nouvelle salle de spectacles, le succès de cette vaste entreprise dont l’idée est née en 1989 (!) ne fait aucun doute.

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Il faut dire que les statistiques et distinctions sont éloquentes. Les tourniquets ont atteint le chiffre magique des 100 000 spectateurs pour une cinquième année consécutive en 2010. Le Centre des arts a été reconnu par son milieu avec un Félix de la salle de spectacles de l’année et deux Coqs des Grands prix du tourisme de la Montérégie. Sans compter les témoignages éloquents des artistes qui donnent vie à la salle de spectacles chaque semaine.

« Je ressens une fierté. Pas seulement la mienne, mais celle de beaucoup de Maskoutains, a résumé André H. Gagnon, aujourd’hui membre honoraire du conseil d’administration et fidèle spectateur. Cette belle réalisation s’est conclue sans déficit parce qu’on connaissait dès le départ tous les chiffres : on savait ce qui nous manquait et où aller le chercher. Ça aussi, c’est toute une réussite. »Pour l’homme d’affaires, le livre comptable n’a pas son pareil pour résumer le succès de ce grand projet. En rétrospective, il ne requestionne aucune des décisions difficiles prises à l’époque, notamment celle de jeter les bases de la salle de spectacles au coeur du centre-ville. « Moi, quand je voyage, je veux voir le secteur historique et patrimonial, pas le stationnement du Walmart. Toutes les grandes villes installent leurs activités culturelles dans leur centre-ville, au coeur de l’action. »D’autant plus qu’à Saint-Hyacinthe, cette décision pourrait bien avoir eu son lot de bénéfices pour le secteur commercial. « Je crois qu’une partie des commerçants ont su en tirer profit, comme les restaurateurs et aussi certaines boutiques qui tirent avantage de l’achalandage au centre-ville avant les spectacles », a souligné M. Gagnon.

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