29 juin 2017
L’Embarras du choix
Le poids des décisions 
Par: Sarah Daoust Braun
Crédit : AZ Films

Crédit : AZ Films

Certaines personnes sont dans la vie incapables de faire un choix. C’est le cas de Juliette, incarnée par Alexandra Lamy, qui impose la responsabilité de ses décisions à son entourage. Ses aventures, parfois comiques, parfois un peu trop ahurissantes, sont relatées dans la comédie romantique française L’Embarras du choix. 

Publicité
Activer le son

Alors cette très énervée Juliette est une parfaitement indécise. Son amie Joelle (Anne Marivin), coiffeuse, décide de sa coupe de cheveux depuis une quinzaine d’années tandis que Sonia (Sabrina Ouazani) s’occupe de son look. 

Lorsque l’amour entre en jeu, les choses se corsent un peu. Juliette rencontre le charmant Écossais Paul (Jamie Bamber), puis le cuisinier Étienne (Arnaud Ducret). Elle tombe amoureuse des deux hommes, ne parvenant pas à déterminer celui qu’elle préfère. La quarantenaire devra tout de même faire un choix, puisqu’elle est sur le point de se marier avec ses deux prétendants. 

Le réalisateur Éric Lavaine est un habitué des comédies. Il renoue avec Alexandra Lamy après Retour chez ma mère sorti en 2016. Sa dernière offrande possède une prémisse certes intéressante, celle du poids des décisions, mais qui demeure sous-exploitée. Oui Juliette hésite entre Paul et Étienne, mais on s’attarde peu à la psychologie derrière son trait de personnalité. 

Après tout, L’Embarras du choix est une comédie, alors la profondeur du scénario est reléguée au second plan au profit d’un déferlement de situations loufoques, presque burlesques, et de personnages plutôt unidimensionnels. Le tout reste tout de même assez sympathique, agrémenté de magnifiques paysages de l’Écosse, à condition que l’on supprime l’énervante bande sonore, composée de succès pop édulcorés. 

C’est surtout grâce à la naturelle fibre comique d’Alexandra Lamy que le film vaut le détour, bien que son héroïne soit parfois un peu exaspérante à force de ne pas vouloir choisir. 

Le reste de la distribution se débrouille malgré la faiblesse psychologique de leurs personnages souvent caricaturaux, sauf les deux amants qui manquent de mordant. 

Au final, on passe un bon moment à l’écoute de L’Embarras du choix si l’on astreint aux codes de la comédie romantique.

image