19 juillet 2012
Le PQ réitère son désir de rapatrier l’assurance-emploi au Québec
Par: Le Courrier

Émilien Pelletier, député de Saint-Hyacinthe, et ses collègues du Parti québécois, Dave Turcotte, député de Saint-Jean, et Bernard Drainville, député de Marie-Victorin, réitèrent la proposition du Parti québécois de rapatrier le régime d’assurance-emploi au Québec.

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« Avec l’annonce faite par le gouvernement Harper sur le resserrement des critères d’admissibilité à l’assurance-emploi la semaine dernière, la situation est d’autant plus pressante », a affirmé d’entrée de jeu le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’emploi, de solidarité sociale et de lutte à la pauvreté, Dave Turcotte.

« Les conséquences de la réforme de l’assurance-emploi toucheront directement la circonscription de Saint-Hyacinthe, notamment dans le secteur agricole. Les travailleurs saisonniers et les travailleurs immigrants seront concernés, tout comme leurs employeurs qui sont d’ailleurs déjà aux prises avec une pénurie de la main-d’oeuvre sur les fermes et dans les champs », s’insurge le député de Saint-Hyacinthe, Émilien Pelletier. « Il s’agit d’une menace réelle pour l’agriculture du Québec », a ajouté le député. « L’assurance-emploi est un programme social qui est nécessaire à la vie de millions de Québécois. La vaste majorité des salariés et employeurs du Québec paie des cotisations, mais plusieurs salariés n’y ont pas accès lorsqu’ils deviennent chômeurs. Pour que ce programme soit conforme aux besoins des gens, pour qu’il joue son rôle sur les plans humain et économique, il faut remplacer le programme fédéral par un programme québécois. Un vrai programme d’assurance-emploi qui offrira un traitement décent, humain et efficace et qui répondra aux besoins propres des chômeurs et des entreprises du Québec », a déclaré Bernard Drainville, porte-parole en matière d’affaires intergouvernementales canadiennes. « À voir l’attitude du gouvernement fédéral, il faut se demander si l’intention inavouée et inavouable du gouvernement Harper n’est pas de fermer les régions-ressources québécoises », a ajouté Bernard Drainville.Selon Dave Turcotte, quelques principes de base guideraient la mise en place d’un régime québécois d’assurance-emploi. « Un régime québécois serait une véritable assurance pour les salariés. Il apporterait une solution à la pénurie de main-d’oeuvre spécialisée et viserait une réduction à long terme des taux de cotisation des employeurs et des employés et les employeurs en sortiraient gagnants. » « Nous ne comptions déjà plus les travailleurs payant des cotisations et n’étant même pas admissibles à l’assurance-emploi. Plusieurs travailleurs saisonniers, des jeunes et un nombre disproportionné de femmes étaient déjà laissés à eux-mêmes et avec les nouvelles modalités que s’apprêtent à mettre en place les conservateurs à Ottawa, les travailleurs seront encore plus nombreux à ne pouvoir se prévaloir de ce régime », a ajouté le député de Saint-Jean. -30-

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