26 avril 2012
Le programme Prime-vert n’a plus de secrets pour les agriculteurs
Par: Jean-Luc Lorry
Hugues St-Pierre, directeur adjoint au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec sur le territoire Montérégie-Est.

Hugues St-Pierre, directeur adjoint au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec sur le territoire Montérégie-Est.

Une soixantaine de personnes ont participé à la troisième journée annuelle en agroenvironnement de la Fédération de l’UPA de Saint-Hyacinthe. Cette activité a notamment permis aux producteurs d’en apprendre davantage sur le programme Prime-Vert.

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Le directeur adjoint au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), sur le territoire Montérégie-Est, Hugues St-Pierre, leur a présenté en détail neuf volets d’interventions de ce programme et des possibilités d’aide financière.

Rappelons que ce programme vise à promouvoir de bonnes pratiques agricoles tout en soutenant les exploitations agricoles afin qu’elles se conforment aux lois, aux règlements et aux politiques environnementales.

Avantages et inconvénients

Lors de cette journée, les producteurs ont pu discuter avec les représentants du MAPAQ sur les avantages et les inconvénients du programme.

Ils ont décrit leurs besoins personnels dans leur vie quotidienne à la ferme et en ont profité pour proposer des pistes de solutions pour la reconduction souhaitable du programme.L’importante participation des producteurs à cette activité démontre leur intérêt pour les questions touchant la protection des rives, l’amélioration de la qualité de l’eau, les méthodes de changements de pratiques à la ferme et les mesures pour atténuer l’érosion des berges.Trois producteurs agricoles de la région ont aussi expliqué leurs différentes expériences personnelles en participant au programme. Dans l’évaluation de la journée, certains producteurs ont proposé de continuer d’aller de l’avant avec cette formule annuelle de réflexion en agroenvironnement. La sensibilisation, le bouche à oreille et l’information restent toujours des moyens bénéfiques en milieu agricole pour rejoindre notre monde, a décrit l’un d’eux. Certains producteurs ne sont pas membres de clubs-conseils, d’autres veulent en connaître davantage par des réalisations concrètes près de chez eux.

Record de participants

Cette troisième journée annuelle en agroenvironnement a permis de réunir un nombre record de participants.

« C’est toujours plaisant et réconfortant de voir tant d’intérêt de la part des producteurs pour améliorer leurs pratiques culturales », indique Daniel Racine, porte-parole de la Fédération sur la question de l’agroenvironnement. « La Fédération de Saint-Hyacinthe a été la pionnière avec la naissance de trois clubs-conseils en environnement dans les années 80. En 2009, nous avons mis la question de la gestion de l’eau comme une priorité régionale. Deux ans plus tard, nous avons accepté une Politique sur la gestion de l’eau. Nous posons des gestes concrets pour la protection de l’environnement et l’amélioration des pratiques », conclut-il.Le programme Prime-Vert, financé par les gouvernements du Québec et du Canada, existe depuis 2009. Il doit se terminer au mois de mars 2013.

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