27 juin 2013
Collège Antoine-Girouard
Le projet de relance sur la glace
Par: Le Courrier

Le comité de relance du Collège Antoine-Girouard, qui souhaitait reprendre les activités de la maison d’enseignement sous une formule coopérative dès septembre, a suspendu ses démarches la semaine dernière. Estimant qu’il faisait face à des obstacles difficiles à surmonter à court terme, il promet toutefois de se remettre à la table de travail en vue de mener son projet à exécution pour la rentrée 2014.

Le comité attribue notamment ce revers à des relations difficiles avec la direction du Collège et du Séminaire, qui ont opposé une fin de non-recevoir à la plupart des demandes d’informations et de collaboration formulées.

« Nos demandes pour obtenir les états financiers détaillés de l’école et établir notre plan d’affaires ont été refusées, sans plus d’explications. De même, nous n’avons pas obtenu l’appui de la direction pour faire une demande de délai de cession du permis d’enseignement, ce qui compliquait d’autant plus les démarches », a expliqué au COURRIER Micheline Bienvenue, retraitée du CAG et membre du comité de relance, qui signe par ailleurs une lettre ouverte dans la page Forum (voir A11).Le temps jouait aussi contre le comité, alors que le Séminaire est déjà sur le point d’officialiser une entente de location des plateaux sportifs avec la Ville de Saint-Hyacinthe et la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe. Même le matériel et le mobilier du Collège ont déjà été mis en vente.Même si les parents de 200 élèves avaient confirmé leur intérêt envers le projet pour la rentrée de septembre, le comité a dû se résoudre à suspendre ses activités. « Nous nous sommes rendu compte que, dans les circonstances, sans mobilier et sans gymnases, c’était une utopie de leur promettre une nouvelle école coopérative. Nous n’avions pas les coudées franches. Nous avons trop de respect pour ceux qui nous avaient signifié leur appui pour risquer de leur faire perdre leur temps », ajoute Mme Bienvenue. Le comité demeure néanmoins actif et affirme reporter son rêve à la rentrée d’automne 2014. Selon une autre membre du comité, Valérie Tremblay, peu d’enseignants se sont jusqu’ici trouvé un nouveau boulot pour la rentrée, bien que les entrevues d’embauches se multiplient. « Pour le moment, un noyau suffisant d’enseignants adhère encore au projet et est disponible pour le réaliser, dit-elle. L’important est de conserver les appuis du plus grand nombre. Nous ne voulons pas nous mettre personne à dos. Au contraire, nous souhaitons encore mobiliser la communauté autour d’un projet porteur. »

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