6 août 2015
Site E.T. Corset - Goodyear
Le projet final soumis aux résidents
Par: Benoit Lapierre
On saura d’ici la fin du mois si les résidents autour de l’E.T. Corset sont favorables à la nouvelle vocation du site. Photo François Larivière | Le Courrier ©

On saura d’ici la fin du mois si les résidents autour de l’E.T. Corset sont favorables à la nouvelle vocation du site. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Me Hélène Beauchesne a présenté, lundi, lors de l’assemblée publique d’information, les modifications réglementaires pour le projet Bellus. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Me Hélène Beauchesne a présenté, lundi, lors de l’assemblée publique d’information, les modifications réglementaires pour le projet Bellus. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Les propriétaires et résidents des zones entourant le site des anciennes ­manufactures Goodyear et E.T. Corset, à l’angle du boulevard Laframboise et de la rue Delorme, pourront bientôt se ­prononcer sur la nouvelle utilisation qu’on leur propose pour cet emplacement où se trouve le plus vieux bâtiment du passé industriel de Saint-Hyacinthe.

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Le sort immédiat de l’usine E.T. Corset, construite en 1892, dépend de l’accueil que le voisinage réservera au projet ­immobilier de Bellus Développement et aux normes urbanistiques qui doivent permettre sa réalisation.

Pour la Goodyear, c’est trop tard. Sa dernière section avec toit à redans, qui avait été construite en 1920, a été démolie en janvier 2014 par les copropriétaires des lieux, Stéphane Arès et Fernand Mathieu.

Ils attendent maintenant le verdict des citoyens pour faire de même avec la E.T. Corset et pour céder ensuite à Bellus les deux terrains ainsi nettoyés. Dans le cas de la E.T. Corset, le permis de démolition ne leur sera délivré que si les modifications réglementaires demandées pour le projet Bellus entrent en vigueur.

Lundi soir, le conseil municipal a ­adopté dans ce dossier le second projet de règlement, c’est-à-dire celui qui ­pourrait faire l’objet de demandes ­d’approbation référendaire. La tenue d’un référendum de secteur deviendrait nécessaire si au moins 12 citoyens dans l’une des cinq zones contiguës ou la zone concernée en faisaient la demande, du moment qu’il y a au moins 24 résidents dans ladite zone. Sous ce seuil, les ­demandeurs doivent être majoritaires.

Ce second projet de règlement fera ­l’objet d’un avis public dans l’édition du COURRIER du 13 août, après quoi les gens du secteur qui voudraient y faire obstacle disposeront de huit jours pour se manifester.

« Les demandes devront nous parvenir d’ici le 21 août », a précisé lundi la ­greffière, Me Hélène Beauchesne, après avoir animé, en début de séance, l’assemblée publique d’information sur les ­modifications proposées.

Elle a expliqué que deux ajustements ayant trait à la hauteur des bâtiments avaient été apportés au premier projet de règlement, adopté le 6 juillet. « On veut s’assurer que tout le monde est heureux », a-t-elle dit.

Ces changements concernent les deux édifices qui doivent longer la partie ­arrière du site, dans l’une des trois zones résidentielles créées pour le projet. Ces bâtiments ne pourront excéder trois étages et 13 m de hauteur totale, ce qui correspond à la norme actuelle. Dans le premier projet, quatre étages étaient ­autorisés à cet endroit en partie avant sur 70 % de la superficie du bâtiment, sans ­limitation de hauteur. Dans les deux autres zones, les bâtiments pourront ­posséder quatre étages (rue Delorme) ou cinq étages (boulevard Laframboise), sans limitation de hauteur, avec marge avant de 0,5 mètre du côté de ­Laframboise, et de 5 m du côté de ­Delorme. Quant à la norme minimale de stationnement, elle a été réduite partout de 1,5 à 1,3 case par logement.

Le président du Groupe Bellus, Gilles Lépine, oncle par alliance du maire de Saint-Hyacinthe, Claude Corbeil, avait présenté son projet le 30 juin lors d’une séance d’information au Centre ­aquatique. Il était alors question de la construction de 168 condos répartis dans huit bâtiments. .

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