19 avril 2018
Logement social
Le projet Le Concorde va de l’avant
Par: Rémi Léonard
Alain d’Amours, directeur de Contact Richelieu-Yamaska, David Bousquet, président de l’OHMA et conseiller municipal, Claude Corbeil, maire de Saint-Hyacinthe, et Jean-Claude Ladouceur, directeur général de l’OHMA, durant l’annonce du projet Le Concorde. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Alain d’Amours, directeur de Contact Richelieu-Yamaska, David Bousquet, président de l’OHMA et conseiller municipal, Claude Corbeil, maire de Saint-Hyacinthe, et Jean-Claude Ladouceur, directeur général de l’OHMA, durant l’annonce du projet Le Concorde. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

L’immeuble de quatre étages qui doit accueillir 49 logements sociaux et abordables sur l’avenue de la Concorde Nord, au centre-ville, verra le jour en 2019. Avec la confirmation obtenue récemment de la Société d’habitation du Québec, Le Concorde peut maintenant prendre forme, ont annoncé les partenaires locaux le 16 avril.

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Par le biais du programme AccèsLogis, la société d’État participe au projet à la hauteur de 2,5 M$, une contribution équivalente à celle de la Ville de Saint-Hyacinthe. L’Office d’habitation des Maskoutains et d’Acton* (OHMA) complète la facture de construction, qui atteint 7,4 M$, a indiqué son directeur général, Jean-Claude Ladouceur.
Des charges supplémentaires incombent également à la Ville pour l’achat, la démolition et la décontamination du terrain où était situé l’ancien garage Concorde Auto, a précisé le conseiller municipal et président de l’OHMA, David Bousquet. Ces frais sont évalués à 750 000 $, mais une subvention pourrait être obtenue dans le cadre du programme ClimatSol.

L’édifice projeté abritera une variété de types de logements pour convenir aux personnes seules, aux couples ou aux familles. La formule prévoit à la fois des logements sociaux subventionnés et des logements abordables. Par « abordable », on entend par exemple un loyer de 500 $ par mois pour un 3 1/2 chauffé et éclairé, a spécifié M. Ladouceur.

Les locataires intéressés ne risquent pas de manquer, selon lui. Même si son organisme « vient tout juste de sortir d’un autre projet de construction » (25 logements sur la rue Papineau), la liste d’attente pour un logement subventionné affiche encore à l’heure actuelle l’impressionnant total de 262 ménages, a-t-il informé.
Le Concorde vient ainsi répondre, au moins en partie, « à la problématique d’accessibilité au logement » que vivent encore trop de Maskoutains, a souligné David Bousquet. L’ajout de logements sociaux correspond d’ailleurs à une demande du milieu, qui est par exemple reprise chaque année à l’occasion de la Nuit des sans-abris, a-t-il aussi illustré.

Vocation communautaire

Sur sa façade avant, au rez-de-chaussée, Le Concorde logera les bureaux de l’organisme Contact Richelieu-Yamaska, un centre d’intervention de crise et d’hébergement, qui pourra offrir sur place un refuge pour les personnes qui vivent des situations de détresse. Les « huit chambres itinérantes » prévues seront une grande amélioration par rapport aux deux chambres de deux lits chacune actuellement offerte à La Maisonnée, un peu plus au nord sur Concorde, a souligné Alain d’Amours, le directeur de Contact Richelieu-Yamaska.

L’organisme pourra enfin bénéficier d’un « lieu approprié pour rendre des services adéquats », a exprimé le conseiller Jeannot Caron. Lui et M. d’Amours ont d’ailleurs lancé une campagne de financement, par laquelle la population peut acheter des nuitées à 25 $ pour offrir un toit à une personne, afin que l’organisme puisse véritablement « bonifier ses services ».

En aménageant dans ses nouveaux locaux, Contact espère en effet « aller encore plus loin » que le simple suivi de crise, a expliqué son équipe. Le Concorde abritera aussi des « studios de transition » pour ceux qui cherchent à cheminer vers la reprise d’une certaine stabilité. En leur offrant un toit pour « quelques mois », joint à un service d’accompagnement, les intervenants pourront fournir une aide plus complète aux personnes vulnérables.

Au travail

La prochaine étape dans le dossier consiste à faire réaliser une étude géotechnique et des analyses de sols en prévision de la décontamination. Les plans et devis sont également en préparation et on vise un début des travaux dès avril 2019 pour offrir les premiers logements vers le mois de novembre ou de décembre de la même année.
La municipalité a déjà procédé à l’achat du terrain en juillet 2017 pour 288 200 $ et à la démolition des immeubles en novembre 2017 pour 267 500 $, un contrat qui incluait également la démolition des édifices à logements de la rue Marguerite-Bourgeoys.

Pour le maire Claude Corbeil, ces 49 nouveaux logements confirment « notre engagement de remplacer chacun des logements démolis récemment à des fins de requalification ». En acquérant les immeubles de la rue Marguerite-Bourgeoys et de l’avenue Saint-Simon pour créer du stationnement, la municipalité a en effet retiré autour de 25 logements au centre-ville. Le maire a également présenté Le Concorde comme un exemple de projet qui permet de « revitaliser le centre-ville tout en préservant une saine mixité sociale ».

*L’Office municipal d’habitation de Saint-Hyacinthe a fusionné depuis le 1er janvier avec les offices de Sainte-Madeleine, de Saint-Pie, de Saint-Dominique, de Sainte-Hélène-de-Bagot, d’Acton Vale, d’Upton, de Saint-Denis-sur-Richelieu et de Saint-Antoine-sur-Richelieu pour devenir l’Office municipal d’habitation des Maskoutains et d’Acton.

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