19 janvier 2012
Prolongement du réseau de l'AMT
Le projet va bon train à Saint-Jean-sur-Richelieu!
Par: Le Courrier
L'AMT a mené une série de tests avec ses nouvelles locomotives bimodes sur les rails de Saint-Hyacinthe.

L'AMT a mené une série de tests avec ses nouvelles locomotives bimodes sur les rails de Saint-Hyacinthe.

Le projet de prolongement du train de banlieue file à vive allure à Saint-Jean-sur-Richelieu. Après la présentation d’une étude préliminaire de l’Agence métropolitaine de transport (AMT), la Ville a commandé, début novembre, des études approfondies en vue d’établir pas un, pas deux, mais bien quatre arrêts sur son territoire, selon Le Canada Français.

Publicité
Activer le son

Une étude préliminaire du même ordre avait été présentée en 2009 aux élus maskoutains, qui n’y ont jamais donné suite.

« Il n’y a pas de compétition entre les villes, a toutefois précisé la porte-parole de l’agence Brigitte Léonard. L’AMT présente un document de travail. Ensuite, c’est le choix de chaque ville de poursuivre ou non le processus. Les projets des uns n’empêchent pas nécessairement ceux des autres. »À Saint-Jean-sur-Richelieu, le projet suscite la mobilisation des citoyens, qui ont déjà fait parvenir des centaines de lettres en appui au projet au maire et au ministère des Transports. Il faut dire que les premiers projets de trains de banlieue à Saint-Jean remontent au tournant des années 90, lorsque les trains de passagers avaient cessé de desservir la région johannaise.Déjà, une étude de l’AMT réalisée en 1999 estimait à 1 758 personnes la clientèle potentielle qui profiterait de la venue du train de banlieue sur le territoire de Saint-Jean. Cette évaluation serait sans doute largement dépassée aujourd’hui en raison de la croissance considérable de la population, qui atteint 92 000 personnes. À Saint-Hyacinthe, la clientèle potentielle était évaluée à 334 passagers en 2009.La Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu possède aussi l’avantage de voir deux lignes ferroviaires traverser son territoire. Si les rails du CN et du CP empruntent des chemins différents, elles permettent toutes les deux d’établir plusieurs points de service au moyen d’investissements similaires de l’ordre de 86,5 M$. Les frais d’exploitation varieraient de 3,47 M$ sur la ligne du CP à 4,86 M$ sur la ligne du CN. À titre de comparaison, le coût du prolongement de la ligne de Saint-Hilaire vers Saint-Hyacinthe est établi à 30 M$, avec un déficit d’exploitation estimé à 1,4 M$ annuellement.Tout comme la région maskoutaine, Saint-Jean-sur-Richelieu ne se trouve pas sur le territoire à l’AMT. Or, dans un dessein de prolongement du train de banlieue, cette adhésion est un passage obligé, à moins d’assumer toutes les factures. En adhérant à l’AMT, la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu devrait débourser 1,3 M$ par année afin d’éponger sa part du déficit d’exploitation et verser une contribution de 791 000 $ à l’agence de transports (1¢ par 100 $ d’évaluation). À Saint-Hyacinthe, la part du déficit et la contribution annuelle coûteraient 810 000 $ à la Ville. À ces montants s’ajoutent d’autres contributions de la collectivité à l’AMT, tel des frais de 30 $ sur les droits d’immatriculation annuels et une taxe de 3¢ sur le litre d’essence.

Champ de pratique

S’il semble loin le jour où le train de banlieue étendra ses services à Saint-Hyacinthe, les trains de l’AMT, eux, y roulent déjà. Ils ont été aperçus le 14 novembre dans le cadre d’un test effectué en sol maskoutain.

L’agence mettait à l’épreuve ses nouvelles locomotives bimodes, qui passent sur commande de l’alimentation diesel à l’alimentation électrique. Selon l’AMT, aucun des trajets qu’elle effectue quotidiennement n’était suffisamment long pour mener l’ensemble des essais, si bien qu’elle a dû solliciter les rails jusque dans la région maskoutaine. Avis à tous les défenseurs du train de banlieue : ce contrôle n’a toutefois rien à voir avec le prolongement du service vers Saint-Hyacinthe.

image