20 février 2013
Sommet sur l'enseignement supérieur
Le REECSH demande un gel des frais de scolarité
Par: Maxime Prévost Durand
Alexis Tremblay, président du Regroupement des étudiants du Cégep de Saint-Hyacinthe (REECSH).

Alexis Tremblay, président du Regroupement des étudiants du Cégep de Saint-Hyacinthe (REECSH).

À l’aube du Sommet sur l’enseignement supérieur, les 25 et 26 février, attendu de pied ferme par les étudiants du Québec, le Regroupement des étudiants et étudiantes du Cégep de Saint-Hyacinthe (REECSH) est solidaire de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ).

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« Nos attentes sont les mêmes que celles de la FECQ, affirme Alexis Tremblay, président du REECSH. Nous demandons un gel des frais de scolarité. » Cet appui n’a pas été voté en assemblée, mais selon M. Tremblay, « il allait de soi pour le REECSH, dans son rôle de représenter les étudiants, de montrer cet appui. »

Il continue en assurant que la majorité des membres semble favorable à ce Sommet. « Comme il n’y a pas eu d’assemblée, il est difficile de déterminer le pouls des étudiants, mais en général, ils sont contents de constater l’écoute du gouvernement. »Au terme des rencontres préparatoires en vue du Sommet, il faut en ressortir du positif croit-il. « On va attendre les premières discussions. Il est important de participer à ce Sommet. Comment pouvons-nous critiquer sans y participer? », se questionne-t-il.Quelques étudiants semblent adhérer davantage aux politiques promues par l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) et penchent davantage dans le sens d’une grève. « Les étudiants ont des opinions diversifiées au Cégep, c’est certain. Certains jugent le Sommet non démocratique. On ressent un petit mouvement de protestation à même le Cégep, mais cette grogne se fait surtout sentir sur les réseaux sociaux. »Rappelons qu’un vote pour la tenue d’un référendum sur la désaffiliation du Cégep de Saint-Hyacinthe avec la FECQ avait été décidé en assemblée à la fin de la session d’automne. Depuis, c’est le statu quo.Les deux comités, l’un pour rester avec la FECQ, l’autre contre cette union, ont déjà été formés. Un contrat référendaire doit être signé entre les deux parties et sera ensuite adopté en assemblée générale pour lancer un référendum. « Nous avons eu une rencontre déjà. » Aucune date pour une future assemblée n’a été fixée jusqu’à maintenant.

Réaction aux dépenses de la FECQ

En début de semaine, on apprenait que la FECQ aurait dépensé 150 000 $ au courant de la dernière année pour ses relations publiques. Des dépenses qui peuvent paraître énormes à première vue, convient Alexis Tremblay du REECSH.

« Les dépenses paraissent faramineuses, mais je crois qu’il est essentiel dans un tel combat politique d’avoir une grande présence médiatique, alors sur ce point, je trouve cela tout à fait légitime. Je conviens qu’à première vue, elles semblent exagérées, mais le débat a été rendu accessible à la population pour bien saisir le message. »Un don de 20 000 $ du REECSH avait été voté à l’unanimité par près de 800 étudiants en assemblée au printemps dernier.

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