14 janvier 2016
Le retour de Stéphane Fallu
Par: Le Courrier
Stéphane Fallu présente Bon deuxième au Centre des arts Juliette-Lassonde le 22 janvier dès 20 h 30. Karine Dufour ©

Stéphane Fallu présente Bon deuxième au Centre des arts Juliette-Lassonde le 22 janvier dès 20 h 30. Karine Dufour ©

Une décennie s’est écoulée entre les deux derniers spectacles de Stéphane Fallu. Depuis le mois de mars, l’humoriste ­parcourt le Québec pour présenter son nouveau one-man-show intitulé Bon ­deuxième. Il s’arrêtera au Centre des arts Juliette-Lassonde le 22 janvier.

Malgré son humour généralement léger, Fallu insère tout de même un message avec Bon deuxième. Comme son titre l’indique, être premier dans tout ce qu’on entreprend n’est pas toujours la position optimale ­selon lui. « Dans mon spectacle, je parle beaucoup du souci de performance qui s’est instauré depuis quelque temps dans notre société. Je trouve que c’est bien d’être un bon deuxième aussi. Ça veut dire qu’on est bon dans ce que l’on fait sans subir la pression associée à la première place », soutient-il.

L’humoriste et jeune papa met en ­lumière la pression que vivent souvent les parents. Le besoin d’être les meilleurs ­modèles possible et de prétendre savoir ce qui est le mieux pour leurs enfants. Pourtant, ceux-ci finiront tout de même par faire leurs propres erreurs quoiqu’il arrive.

« Dans mon spectacle, j’aime rire des gens qui croient exceller, mais finalement pas tant que ça. Par exemple, ça ne sert à rien d’être premier au boulot si tu es deuxième à la maison, pour ta famille. Je parle aussi des relations de couple avant et après le ­mariage, du bilinguisme, des obligations en société et de bien d’autres sujets. Je ­souhaite offrir un spectacle intime, comme si je parlais directement avec les spectateurs », explique Fallu.

Pour son deuxième spectacle, l’humoriste a su s’entourer d’une belle équipe. ­Dominic Sillon a collaboré à titre de script-éditeur et Martin Cloutier à la mise en scène. Chacun a su apporter une touche bien particulière.

« Dominic m’a permis d’avoir un meilleur esprit de synthèse par rapport à mes textes. Il est bon pour cibler les choses ­importantes. Il comprend bien la folie de mon personnage qui est, avouons-le, un peu perdu (rires). Pour Martin, c’est plutôt au niveau de la rigueur dans ­l’apprentissage des textes ou des déplacements. Il m’a beaucoup aidé à bien cerner et incarner mon personnage », précise ­l’humoriste.

Lorsqu’on lui demande comment il ­décrirait son spectacle à un inconnu qui n’a ­aucune idée de qui il est, Stéphane Fallu ­répond que ce dernier ne doit sûrement pas avoir le câble, mais surtout qu’il doit ­s’attendre à un beau moment de folie. « Mon personnage a beaucoup évolué ­depuis le temps de mon dernier spectacle. Il est plus nuancé et peut-être un peu moins égaré (rires). Je dirais aussi que chaque ­numéro est différent. Ils peuvent être ­perçus comme des tableaux avec des thèmes précis. J’ai également ajouté de la musique dans certains numéros. Mon spectacle ressemble un peu à un show de variétés. Bref, je dirais à quelqu’un qui ne me connaît pas que je suis une belle bibitte à découvrir », dit-il en riant.

Le côté intimiste sera bien recréé grâce à l’Espace Rona que propose le CAJL.

« Je suis très heureux de revenir à Saint-Hyacinthe pour une deuxième fois. J’aime bien l’ambiance et l’environnement que suggère l’Espace Rona. Je suis un gars de stand-up et de cabaret. La salle se ­rapproche très fortement de ce genre de spectacle. Je suis content, car ça va me ­permettre d’avoir la proximité que je ­recherche avec mon public », conclut Fallu.

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