11 juin 2015
VW Beetle Classic
Le retour d’une légende
Par: Marc Bouchard
Photos VW Canada

Photos VW Canada

Cela peut sembler ironique de choisir parler d’un retour quand on parle de la Beetle. Après tout, la voiture a ­elle-même été conçue sur une base de nostalgie et son retour, il y a quelques années, a définitivement lancé une ­tendance. S’il est vrai que la première génération de New Beetle a rappelé de bons souvenirs à plusieurs, la version modernisée (pour laquelle on a ­d’ailleurs retiré le qualificatif de New) ne s’est pas attiré autant d’éloges.

Sans compter le prix… Après tout, la Beetle n’est plus la voiture la plus ­abordable du marché depuis longtemps, et les améliorations techniques ont ­provoqué une inflation marquée du prix. Ce qui nous ramène à la Beetle Classic.

Bien sûr, la petite voiture reprend le ­modernisme et la technologie des autres versions. Elle affiche toutefois un look unique, en plus de se présenter en version deux portes seulement, histoire de nous faire faire un véritable bond dans le temps.

Une mécanique éprouvée

Ne cherchez pas les grandes nouveautés sous le capot. La petite Beetle coupé met à profit le moteur 1,8 litres TSI déjà bien connu et partagé avec de nombreux autres membres de la famille Volkswagen. Ses 170 chevaux permettent une ­accélération digne de mention, sans être sportive. Bref, avec surprise, la voiture est nerveuse même si la pédale d’accélération semble parfois répondre avec une fraction de seconde de décalage.

Bonne note cependant, la boîte ­automatique de la petite voiture est ­spectaculaire. Qui en effet, n’a jamais vanté les mérites de la magnifique boîte 6 vitesses de Volkswagen, une des plus performantes sur le marché. Son mode Tiptronic permet de modifier au besoin les changements de rapport, mais même en mode totalement automatique, elle fournit bien assez de vivacité pour être exceptionnellement efficace.

La note est cependant moins bonne pour le freinage. Il faut quelques jours pour se faire à la pression spongieuse de la pédale de frein, qui nous force à ­anticiper les freinages presque à chaque arrêt. À défaut de bien prévoir, le freinage risque d’être un tantinet plus brusque que le conducteur ou ses passagers ne pourraient l’espérer.

Parlant passagers, il est facile de ­comprendre que la notion même de ­coupé rend difficile l’accès aux places ­arrière. Une fois bien installés, vos amis pourront profiter d’un espace ­réduit, mais confortable malgré tout. Étonnant d’ailleurs, puisque même Fiston n’a rien trouvé à redire, ou presque.

Quant à la liste d’accessoires, elle est modeste, mais réelle : sièges ­chauffants, connectivité Bluetooth, système de ­navigation et roues de 17 pouces font ­partie des éléments de base. Un investissement de 1400 $ supplémentaire vous procurera la joie d’un toit ouvrant ­panoramique d’une dimension ­spectaculaire. Oubliez cependant les ­systèmes de sécurité électroniques, les caméras de recul et autres gadgets, la Beetle ne s’en ­encombre pas, même en option.

Affaire de style

Le véritable attrait de la Beetle Classique cependant (outre son prix plus ­abordable), c’est le style. De ce point de vue, VW a réussi un coup de maître.

Réglons d’abord la chose, la Beetle n’a plus rien de la voiture toute féminine qu’elle était. Elle affiche au contraire un nouveau look plus masculin, plus raffiné et qui rend la voiture accessible à tout le monde. Imaginez, je n’ai eu aucune ­difficulté à rouler toute la semaine, ­souvent en compagnie de collègues ­masculins, sans pour autant mettre en doute mes prétentions.

Sérieusement, le style de la Beetle Classic est une véritable réussite. À la ­silhouette déjà séduisante de la petite ­voiture, on ajoute des couleurs ­particulières (la mienne était ­champagne, j’avoue que j’ai dû m’y faire), des roues au design quasi historiques (vous savez, ces roues pleines, chromées, auxquelles il ne manque que des pneus flancs blancs), et un intérieur spectaculaire.

Le mien, par exemple, était de couleur tan pour les parties de cuirette, et de tissu à l’aspect tweed sur les sièges. Le mélange était exceptionnellement réussi au point où ma voisine, généralement plus attirée par les Porsche que je conduis à ­l’occasion que par des voitures régulières, n’a pu faire autrement que d’amener son copain voir l’habitacle!

J’oubliais, la voiture est aussi agréable à conduire. Nerveuse, stable, elle se pilote comme un petit gokart et est, ma foi, ­plutôt amusante dans toutes les ­circonstances. Mais ça, c’est le lot de toutes les Beetle. La Classic, elle, s’adresse aux puristes, mais j’avoue que je me serais laissé tenter!

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