15 octobre 2015
Sports scolaires
Le rugby féminin fait son entrée en scène à l’ESSJ
Par: Maxime Prévost Durand
Les Patriotes ont remporté leurs quatre parties depuis le début de la saison.  Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Les Patriotes ont remporté leurs quatre parties depuis le début de la saison. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Une nouvelle discipline sportive a piqué la curiosité de plusieurs jeunes filles lors de la dernière rentrée. L’arrivée d’une ligue de rugby féminin au sein du RSEQ Montérégie a mené à la création d’une équipe à l’École secondaire Saint-Joseph, la seule dans la région maskoutaine à embarquer dans l’aventure cette saison.

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Au total, sept équipes formées à travers cinq écoles en Montérégie se sont lancées dans l’aventure. Pour le moment, la ligue ne comprend que la classe juvénile et n’est offerte que pour les filles sous la ­formule de rugby à 7.

« À l’automne, les garçons ont déjà le football. On voulait avoir une discipline pour les filles, indique Guillaume ­Duhamel, coordonnateur des activités au RSEQ Montérégie. Depuis les deux ­dernières années, on travaille à lancer une ligue. On a tenu une clinique et un ­jamboree l’an dernier pour voir l’engouement des membres et on a finalement lancé la ligue cet automne. »

Une vingtaine d’élèves fréquentant l’ESSJ ont participé à la première pratique des Patriotes. Aucune d’entre elles ne ­savait réellement dans quoi elle ­s’embarquait. « Certaines se sont vite ­désistées quand elles ont vu ce que c’est », avoue l’entraîneur de l’équipe, Étienne Ménard, qui a lui-même joué au rugby avec le Vert et Or de l’Université de ­Sherbrooke.

Les Patriotes ont finalement entamé la saison avec onze joueuses (quelques autres se sont greffées à l’équipe depuis), se permettant même de remporter leurs deux premières rencontres, 20 à 15 face à l’expérimentée Chateauguay Valley ­Regional High School 2 et 15 à 5 contre l’école Louis-Philippe-Paré.

« On partait de zéro. On doit commencer par la base, poursuit Ménard. C’est un sport quand même facile à ­apprendre, mais quand on entre dans les détails, ça devient plus compliqué et ça s’apprend dans le feu de l’action. Les filles posaient beaucoup de questions lors des premiers matchs. « Pourquoi il a sifflé? Pourquoi le jeu est arrêté? » Ce qui était bien, c’est que l’arbitre prenait le temps d’expliquer pourquoi il avait arrêté le jeu. »

Intriguant ce sport

Deux joueuses des Patriotes rencontrées par LE COURRIER racontent que c’est par simple curiosité qu’elles ont donné une chance au rugby. « Ça nous a intriguées, soutient Maude ­Lanoie, une élève de 5e ­secondaire qui fait aussi partie de l’équipe de flag football au printemps. Quand j’ai essayé, j’ai tout de suite aimé le sport. »

Pour sa part, Annabelle Harpin souligne que la complexité du jeu ne tient pas qu’aux règlements. « C’est un jeu ­stratégique », fait remarquer celle qui joue en plus au soccer et au basket. « Ce qui est plaisant, c’est que tout le monde ­participe. Tu ne peux pas gagner avec ­seulement une ou deux joueuses », ajoute Maude.

La formule prônée par le RSEQ ­Montérégie propose deux demies de sept minutes pour chaque rencontre.« Au début, on se disait que ce n’est pas long, mais après sept minutes, on est déjà essoufflées », lance Anabelle en riant.

Le calendrier fait en sorte que toutes les équipes de la ligue sont réunies une même journée à un même endroit pour y disputer de deux à trois joutes.

Les Patriotes ont ajouté deux autres ­victoires le 4 octobre, une de 10 à 5 contre Chateauguay Valley Regional High ­School 2 en prolongation et l’autre de 15 à 0 face à l’école Massey-Vanier 1.

L’équipe maskoutaine pointe au ­premier rang du classement à égalité avec Chateauguay Valley Regional High­School 1, toutes deux invaincues en quatre ­rencontres.

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